“C’était la guerre d’Algérie”, une autre série documentaire sur l’histoire algéro-française

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C'était la guerre d'Algérie
C'était la guerre d'Algérie

« C’était la guerre d’Algérie », une série documentaire pour la célébration du 60e anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie. Produite par France Télévision, le ministère français des Armées a apporté son soutien à cette série documentaire événement. Elle est diffusée mi-mars en première partie de soirée sur France 2.

“C’était la guerre d’Algérie” est une série documentaire inédite qui raconte la plus chaotique, et la plus méconnue des indépendances, de toutes celles qui ont émaillé l’histoire de la colonisation française. Elle est coproduite par Siècle Productions, France TV et l’Etablissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD),

La série s’inscrit dans le cadre de la politique de soutien à d’audiovisuel. Elles est portée par la direction des patrimoines, de la mémoire et des archives du secrétariat général pour l’administration du ministère des Armées. La diffusion sera en deux parties : les épisodes 1, 2 et 3, le lundi 14 mars, tandis que les épisodes 4 et 5, le mardi 15 mars, sur France 2 à 21h10.

Fêter la naissance d’une nation

À partir d’archives rares, restaurées et colorisées, « C’était la guerre d’Algérie » est un film sans tabou et à hauteur d’hommes. Tous les tabous de cette « guerre sans nom » seront abordés : les tabous de la colonisation française, et de ses promesses non tenues. Sans oublier les tabous d’une histoire algérienne méconnue, avec ses vainqueurs et ses victimes… Des massacres de Sétif en mai 1945 à l’indépendance de juillet 1962…

Juillet 1962, l’Algérie est indépendante. Ils sont des millions à travers tout le pays à fêter la naissance d’une nation et la fin de 130 années de présence française. Un million d’autres, européens, appelés les « pieds-noirs », nés en Algérie, enracinés depuis des générations quittent le pays dans un dramatique exode. « La guerre d’Algérie, c’est la guerre qui n’aurait jamais dû avoir lieu », a dit Ferhat Abbas, le premier président du gouvernement provisoire de la République algérienne.

Une guerre « qui longtemps n’aura pas de nom »

Cette guerre « qui longtemps n’aura pas de nom » va durer huit longues années. De 1954 à 1962, la guerre d’Algérie, ce sont un million et demi de jeunes appelés français, contre des milliers de maquisards, côté algérien, 30 000 morts militaires français, des centaines de milliers d’Algériens tués, des milliers d’Européens disparus au moment de l’indépendance… On devrait dire « les » guerres d’Algérie.

Outre la guerre entre nationalistes algériens et l’armée française, il y a aussi une autre guerre entre Algériens. Celle-ci opposa cruellement deux mouvements indépendantistes rivaux. Et l’autre qui opposa les harkis, ces musulmans pro-français, au Front de libération nationale algérien (FLN). A l’indépendance, des dizaines de milliers de morts, côté harkis. Et enfin, la guerre franco-française qui commence à Alger en juin 1958 par un grand malentendu.

Croiser la grande Histoire avec la petite

Une guerre qui divisa la France, la terrorisa durant des années et faillit la faire basculer dans le chaos. C’est tout cela la guerre d’Algérie. La série raconte l’histoire de deux peuples déchirés un temps, mais liés à jamais par ce passé commun.

Le parti pris du film a été de croiser la grande Histoire avec la « petite ». Les témoins d’hier et les mémoires d’aujourd’hui, parmi lesquels : Nicole Garcia ou Cédric Villani pour les Français d’Algérie ; Ali Haroun, l’ancien patron du FLN en France, ou Kahina Bahloul, la jeune imame franco-algérienne ; sans oublier des appelés de l’armée en Algérie, ou des descendants de harkis, comme l’ancien maire de Volvic, Mohamed Hamoumou.

Archives et figures historiques…

Par-delà les archives, ce film est incarné par des figures identifiables dont nous suivrons les destins contrastés. Albert Camus, le libéral engagé d’Alger, Ferhat Abbas et Messali Hadj, les pionniers malheureux du nationalisme algérien. Il y aussi François Mitterrand, qui sera en première ligne de 1954 à 1957 ; Jacques Soustelle, le paradoxal, et immense intellectuel libéral devenu un « dur ».

Le premier président de l’Algérie indépendante, Ahmed Ben Bella et son ami de lutte Hocine Aït Ahmed, parmi les plus fameux « fils de la Toussaint », sont à l’origine de l’insurrection. Massu et ses paras, durant la bataille d’Alger ; Germaine Tillion qui, de 1934 à 1957, filme l’Algérie, lutte et raconte. L’héros de cette dernière, Yacef Saâdi, le chef de la Casbah d’Alger, ou encore Charles de Gaulle, arrivant en sauveur, recherchant désespérément « la paix des braves », et ne la trouvant pas…

Après les précédentes séries documentaires, “Alger Confidentiel” et “En guerre (s) pour l’Algérie”, diffusées sur Arte, cette fois-ci, c’est l’autre chaîne publique, France 2, qui se met à la production de “C’était la guerre d’Algérie”, une série historique en 5 épisodes. Elle est réalisée par Georges-Marc Benamou, écrite avec Benjamin Stora et racontée par Benoît Magimel.

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