La Casbah d’Alger, ou la vieille ville d’Alger, fascine encore ! Le journal français Le Monde a consacré un article à la cité millénaire pour la faire connaitre au monde à travers son histoire, son patrimoine et son architecture…  

Classée au patrimoine mondial de l’Unesco en 1992, la Casbah s’étend sur plus de 105 hectares avec plus de 40 000 habitants. Le journal français Le Monde revient sur la médina d’Alger dans son édition d’hier et la considère « comme l’un des plus beaux sites maritimes de la Méditerranée ».

La Casbah, qui s’étend sur plus de 105 hectares avec plus de 40 000 habitants, est « un lieu de mémoire de la guerre d’indépendance et d’histoire », note le journal le plus lu en France. Avec sa citadelle ottomane du XVIe siècle, la médina surplombe la baie d’Alger, l’une des plus belles baies au monde.

« La cité millénaire tente de se refaire une santé »

En effet, « seule la baie de Rio de Janeiro pouvait être comparée à la beauté du panorama de la baie d’Alger », estime l’ancien directeur de l’observatoire de Paris, l’amiral Ernest Mouchez. Toutefois, « la cité millénaire tente de se refaire une santé grâce à un plan de sauvegarde qui connaît une phase d’accélération », note Le Monde.

Dans ce reportage consacré à la médina d’Alger, le journal français revient en effet sur l’opération de réhabilitation du vieux bâti de la Casbah très densément peuplée. La cité mythique d’Alger est en quête de renaissance avec la remise en état de nombreux de bâtiments qui risquent de s’effondrer.

La Casbah est menacée !

La Casbah est menacée ! Il y a plusieurs facteurs qui sont à l’origine de la dégradation de ses édifices au fil des années. Les nombreux séismes qu’a connu la côte algérienne, les inondations et autres incendies déclenchés par des installations vétustes en sont les principales causes. Sa réhabilitation reste toutefois à la traîne…

Selon Aissa Mesri, chargé des études et du suivi de la restauration de la médina, cité par le quotidien français, « les opérations de restauration du site ont commencé dès l’indépendance du pays en 1962 ».

D’après le responsable de l’agence Archimed, le maître d’oeuvre, « il y a un manque de vision claire pour un projet Casbah ». Pour lui, « il y a eu plusieurs plans, plusieurs intervenants ». En effet, « des restaurations sont lancées puis interrompues pour des raisons financières, techniques ou juridiques liées à la propriété », estime-t-il.

Lieu de mémoire de la guerre d’indépendance et d’histoire

En 2012, un plan de sauvegarde de ce quartier historique a été lancé et un budget de 170 millions d’euros alloué pour la restauration des vieilles bâtisses. Plusieurs constructions ont pu retrouver leur splendeur d’antan ces dernières années, à l’image de certains édifices datant de l’époque ottomane.

Ce projet est piloté par la Direction des équipements publics (DEP) d’Alger. Il vise à restituer « le visage authentique à la vieille Médina ». En outre, des solutions définitives, pour la protection de ce centre historique et culturel et le maintien d’une partie de ses habitants dans leurs demeures, s’imposent.

Les démarches se succèdent pour préserver ce lieu de mémoire de la guerre d’indépendance et d’histoire. La Casbah est témoin de la bataille d’Alger en abritant ses héros. Elle a servi de refuge pour des figures emblématiques et icônes de la guerre d’indépendance à l’instar de Djamila Bouhired, Hassiba Ben Bouali, Larbi Ben M’hidi et Yacef Saâdi.

Faire revivre la Casbah et de la mettre en valeur

Récemment, en 2018, une vive polémique a secoué la réhabilitation de la Casbah. La désignation par les autorités algériennes de l’architecte français Jean Nouvel, pour l’élaboration d’un plan de « revitalisation », en est à l’origine.

Le projet a fini par être abandonné. Des architectes, urbanistes et universitaires, algériens et français, avaient demandé à Jean Nouvel de se retirer du projet. En effet, ces professionnels voyaient d’un mauvais œil qu’un architecte français puisse proposer des transformations d’un haut lieu de la bataille d’Alger contre le colonisateur français.

L’objectif de faire revivre la Casbah et de la réhabiliter est toujours maintenu. D’autres projets de restauration d’édifices historiques sont en cours de réalisation. Selon Fatima Larbi, architecte à la DEP, le taux d’avancement des travaux est à 65 %.

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