La compagnie nationale aérienne n’arrive plus à sortir la tête de l’eau. Malgré une reprise partielle de ses vols depuis juin dernier, les résultats annuels très mauvais d’Air Algérie le montre bien. La plupart des avions de la compagnie nationale restent cloués au sol, depuis prés de deux ans. Les répercussions sur la compagnie sont énormes, particulièrement en termes de rentabilité financière et de chiffre d’affaires ainsi que de part de marché.

La reprise des vols internationaux dans le cadre d’une «ouverture partielle des frontières», n’a pas permis de sortir Air Algérie de la zone rouge. D’autant plus que les orientations du  gouvernement lui impose de «rationaliser les dépenses et d’appliquer les instructions concernant la restructuration de son activité, en particulier son réseau international».

Depuis le début de la pandémie, le chiffre d’affaire de la compagnie a chuté drastiquement. Alors qu’un avion est fait pour voler au minimum 8 heures par jour, actuellement, les avions d’Air Algérie ne volent que 2 heures en moyenne par semaine.

Seulement 12% de taux d’exploitation

Air Algérie assure 50 vols par semaine sur le réseau international, alors qu’elle faisait 250 vols par jour en 2019. Le taux d’exploitation des créneaux est de 12% par rapport au programme de 2019. En réalité, la flotte composée de 56 appareils, est exploitée dans sa totalité, mais le volume horaire reste trop bas.

Mais selon les spécialistes, «un avion qui vole coûte paradoxalement moins cher qu’un avion cloué au sol». Et un avion qui ne vole pas a une répercussion sur la maintenance. C’est très coûteux. La maintenance est l’un des plus importants postes budgétaires derrière le carburant, les salaires ainsi que les redevances d’aéroport et de navigation.

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