Est-ce le vrai décollage d’Air Algérie après la nomination de son nouveau président directeur général ? Yacine Benslimane aura en tout cas la lourde tâche de remettre l’entreprise sur ses rails. 

Une nouvelle ère commence pour la compagnie aérienne, Air Algérie. Son nouveau responsable, un homme connu dans le secteur, aura pour mission de mettre en œuvre la nouvelle feuille de route préconisée par les hautes autorités du pays, afin de permettre à la compagnie de retrouver son lustre d’antan.

Dès son installation, samedi 18 juin, des instructions dans se sens lui ont été données. C’est ce qu’a indiqué le ministre des Transports en marge de la cérémonie de son investiture. Le nouveau directeur général d’Air Algérie a été en effet instruit, a souligné Abdellah Moundji, d’« établir des contacts dans l’immédiat et d’examiner les modalités d’acquisition de 15 nouveaux avions auprès de constructeurs de renommée internationale ».

L’autre priorité assignée est d’instaurer un climat serein au sein de l’entreprise afin de permettre à cette dernière de repartir sur un bon pied. Pour ce faire, celui-ci est appelé, a indiqué encore le ministre, à procéder au « traitement de certains problèmes internes, liés essentiellement au volet financier, à travers la révision l’organigramme de la compagnie ».

Yacine Benslimane doit également composé avec « le partenaire social en l’impliquant dans la prise de décision au sein de la société notamment en ce qui concerne le développement de l’activité ». La feuille de route dictée au PDG d’Air Algérie consiste par ailleurs à « la mise à niveau des équipements installés à bord des avions ».

Yacine Benslimane prêt à relever le défi

S’exprimant après son installation, Yacine Benslimane a affirmé qu’il est conscient de la tache qui l’attend et se dit prêt à relever le défi.

La mission, autant le dire sans détours, est loin d’être une partie de plaisir. Le nouveau PDG d’Air Algérie a hérité d’une situation pas du tout reluisante. L’entreprise est soumise à de multiple problèmes internes et externes. La gestion de la compagnie laisse en effet à désirer. Ce n’est pas pour rien que cette dernière est critiquée – assez souvent – pas ses clients constitués pour la plus part de la communauté algérienne établie à l’étranger.

En tous cas, les ressortissants algériens qui ont vu des vertes et des pas mûres, avec cette compagnie, espèrent bien que le nouveau PDG réussira là ou ses prédécesseurs ont échoué.

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