La militante et activiste politique, Amira Bouraoui a été empêchée vendredi 12 novembre 2021 d’embarquer vers la capitale française, Paris. Elle a été refoulée au niveau de l’aéroport Houari Boumediene d’Alger. Dans un post publié sur sa page Facebook, elle raconte sa mésaventure.

Ses ennuis et les prémices d’une mauvaise journée ont commencé pour elle dès les premières heures de la matinée. Elle a été en effet arrêtée par la police devant chez elle à 8h, a-t-elle affirmé. « J’avais un projet de voyage à Paris et j’ai acheté il y a deux semaines un billet pour ce vendredi à 11 h. Je me suis fait arrêter à la sortie de la maison le matin 8 h par la police de mon quartier à El Achour. J’ai demandé ce que je faisais au commissariat, les policiers étaient incapables de répondre », a-t-elle écrit dans sa publication.

Amira Bouraoui n’a cependant pas été retenue pour longtemps. « J’ai été relâché sans explications au bout de trente minutes et j’ai pu gagner l’aéroport Houari Boumediene dans les délais pour l’enregistrement de mes bagages », a-t-elle indiqué.

Elle avait pensé alors que c’était fini et qu’elle pouvait faire son voyage en France.  Mais, une mauvaise surprise l’attendait au niveau de l’aéroport. « J’ai immédiatement ressenti un manège suspect autour de moi, notamment lorsqu’on m’a fait passer en premier dans la file d’attente. Une fois arrivée au guichet de la PAF un commandant s’est présenté devant moi et m’a déclaré « j’ai le regret de vous faire savoir que vous ne pouvez pas quitter le territoire nationale ». Le lieutenant qui tenait mon passeport n’avait même pas eu le temps de faire les vérifications sur son ordinateur », raconte Amira Bouraoui.

« Il s’agit d’un empêchement de circuler décidé par les services de sécurité »

La militante revient alors sur ses pas et rentre à la maison, en laissant même son bagage enregistré où se trouvent ses effets personnels. Bouraoui qui dénonce un acharnement contre sa personne, souligne que « le  commandant de police ne m’a pas parlé d’interdiction de sortie du territoire nationale (ISTN) émise par le parquet à mon encontre ».

« Il s’agit d’un empêchement de circuler décidé par les services de sécurité que je dénonce de toutes mes forces », tempête-t-elle. Et d’ajouter : « Cela fait trois années que je suis empêchée de poursuivre mon travail dans le secteur de la santé publique. Le harcèlement sécuritaire et judiciaire, ne changera rien à ce que je suis et ce que je veux pour mon pays ».

 

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