Une candidate au baccalauréat a été exclue des épreuves suite à un évanouissement. Évacuée à l’hôpital en urgence après son malaise, la jeune fille a été sommée de quitter les lieux à son retour au centre d’examen. 

Amina a été exclue des épreuves du baccalauréat suite à un malaise. La jeune fille originaire de Sétif a commencé l’épreuve des mathématiques avant d’être transférée à l’hôpital. « J’étais accompagnée par des agents de la protection civil ainsi ceux de la sûreté nationale lors de mon évacuation. A l’hôpital, on m’a prodigué les petits soins, et une injection ; aussitôt, j’ai regagné le centre », raconte-t-elle dans une vidéo partagée sur Facebook où elle exprime son désarroi et sa déception.

Jusque-là, rien d’anormal. Elle a réintégrée le centre pour poursuivre l’examen de Mathématiques. On lui a même fait la faveur de lui accorder plus de temps que prévu. Elle a eu une rallonge de trente minutes, histoire de compenser ce qu’elle a perdu comme temps suite à son malaise.

« T’es exclue des examens »

Mais à sa grande surprise, revenue à la séance de l’après-midi pour passer l’examen d’anglais, elle est renvoyée. En effet, contre toute attente, le même responsable qui l’avait rassurée le matin après l’incident lui fait savoir, le soir, qu’elle est exclue !

« Il m’a dit c’est bon, t’es exclue des examens. Vas-y voir avec le directeur de l’éducation pour te donner l’autorisation. Je suis partie le voir, mais en vain. Le directeur me signifie à son tour que je suis exclue définitivement », raconte la jeune Amina.

« Que justice soit faite »

Abattue et fondu en larmes suite à cette décision incompréhensible, l’élève s’adresse aux autorités compétentes pour faire valoir son droit : »Toute l’année et moi j’étudie et je me prépare pour passe le bac. Je ne les pardonnerai jamais. Que justice soit faite ».

Même son de cloche chez le père de Amina, qui s’est adressé au ministre de l’éducation en l’interpellant pour intervenir. Pour lui, « l’Etat doit intervenir » pour régler ce problème et ceux qui sont derrière l’exclusion de sa fille « doivent être punis et sanctionnés ».