Une manifestation a été organisée, dimanche 17 juillet, à Montréal, pour réclamer la régularisation de l’ensemble des sans-papiers se trouvant sur le territoire canadien. En dépit de la chaleur, ils étaient des dizaines de personnes à répondre à l’appel de plusieurs associations et organisations initiatrices de l’action.

« Assez bons pour travailler, assez bons pour rester ! », scandait notamment la foule qui s’est rassemblée au centre ville de Montréal, a indiqué le journal La presse, dans son compte rendu. Les manifestants s’accordaient à dire que les sans papiers méritent plus de considération de la part des autorités.

« Nous savons que les personnes sans statut ont de la misère à répondre à leurs besoins de base, à recevoir des soins de santé, sont souvent dans l’impossibilité d’inscrire leurs enfants à l’école ou à la garderie, et vivent dans la peur d’être déportés », a indiqué la présidente de la Ligue des droits et libertés (LDL), Alexandra Pierre, lors de sa prise de parole.

Des sans-papiers déplorent des promesses de régularisation non tenues

« On demande au fédéral d’élargir le plus possible le [futur] programme de régularisation, et on demande à Québec d’y être inclus », a déclaré de son coté un animateur du Centre des travailleurs et travailleurs immigrants (CTI).

Cet intervenant fait référence à l’annonce faite le printemps dernier, par le ministère responsable des programmes et des services d’immigration, d’établissement, de réinstallation et de citoyenneté, de « régulariser le statut des travailleurs sans papiers qui contribuent aux communautés canadiennes ».

20 000 à 50 000 personnes vivent clandestinement au Canada

Les autorités du pays font état de 20 000 à 500 000 sans papiers au Canada. « Les familles sans statut permanent, ça causait toutes sortes de complications. Tous ces gens-là contribuent à la société, alors pourquoi ces restrictions ? C’est une question importante qui nous concerne tous », expliquent des manifestants cités par la même source.

« En tant que médecin, je vois au quotidien les embûches que les personnes sans statut vivent Il faut se battre pour qu’ils aient les mêmes droits que tout le monde », souligne de son coté un praticien qui a tenu à être à la manifestation.

Une contestation qui pourrait, peut-être, donner à réfléchir au gouvernement canadien afin d’alléger les critères de régulation des clandestins dont les Algériens.

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