Le gouvernement algérien cherche encore à trouver des solutions concernant la crise de l’automobile en Algérie. Le gel de l’importation et la fermeture des usines de montage de voiture aggravent la situation. Selon le site arabophone Echorouk, le ministère de l’industrie compte créer un grand pôle pour relancer l’industrie automobile.

Une nouvelle option pour sortir le secteur de l’automobile de la crise qu’il connaît depuis plus de 3 ans. Le gouvernement algérien a comme projet de mettre en place un grand pôle industriel destiné à être intégré à l’industrie automobile.

L’Algérie compte ainsi insuffler de sang neuf pour le marché de véhicules par le biais d’usines récupérées auprès d’hommes d’affaires poursuivis pour corruption. Sur instruction du premier ministère, toutes les parties prenantes et secteurs concernés doivent coopérer pour concrétiser ce nouveau chantier.

ETRHB, Sovac, Mazouz, Tahkout … vers la « nationalisation » !

Le premier ministre Ayman Abderahmane a donné des instructions au ministre de l’Industrie à l’effet de voir les mécanismes nécessaires pour la remise en service des entités économiques récupérées par l’Etat. A cet effet, le gouvernement est en train de recenser les biens saisis afin d’assurer les transférer au secteur public.

Plusieurs entreprises privées vont subir une « nationalisation » pour faire partie de ce pôle industriel. Les sociétés concernées sont notamment celles appartenant au Groupe « Etrhb », d’Ali Haddad qui est condamné à 12 ans de prison. Les biens de « Sovac« , « Mazouz » ou encore « Tahkout » sont aussi visés par cette annexion.

Le gouvernement veut relancer le montage automobile

Selon une correspondance émanant du premier ministère, la création de ce grand pôle industriel comptera a incorporer ces usines. La gestion sera confiée à des administrateurs judiciaires nommés à leurs têtes. Ainsi, le gouvernement algérien a officiellement décidé de relancer l’activité de montage automobile.

Cette nouvelle mesure intervient alors que l’état négocie avec avec 13 propriétaires de grands complexes industriels étrangers pour investir en Algérie. La production et la fabrication de pièces de rechange locales et de fournitures de l’industrie mécanique sera aussi encouragée.

Les investisseurs bénéficieront des exonérations de droits de douane et des taxes sur la valeur ajoutée pour les concessionnaires impliqués dans ce domaine. Un décret spécial sera publié dans les jours qui viennent concernant chaque type de véhicule.