Malgré le gel de l’importation et la suspension du montage automobile en Algérie, les voitures neuves font toujours leur entrée sur le marché national. Plusieurs concessionnaires automobiles continuent de proposer des véhicules flambants neufs à des prix exorbitants. Comment est-il possible d’importer autant de voitures alors que l’importation est gelée ?

Il faut savoir qu’il n’est pas interdit d’importer une voiture par les particulier et les entreprises. Seulement, cette opération peut s’avérer impossible pour le citoyen lambda. L’importation de voitures neuves reste pour le moment l’apanage d’un nombre restreint de privilégiés.

Contrairement au citoyen résidant en Algérie, qui serait obligé de passer par la banque pour changer ses dinars, l’opération est beaucoup plus simple pour ceux qui ont un parent ou un proche établi à l’étranger, car l’achat à l’étranger se fait en devises. En effet, l’écart entre le taux de change officiel et celui du marché noir demeure toujours aussi important. Ce différentiel décourage la plupart des Algériens souhaitant changer leurs devises dans le circuit officiel.

Il existe également un moyen le plus pratique : le Certificat de changement de résidence (CCR) permet aux Algériens résidant à l’étranger depuis 3 ans d’importer et immatriculer un véhicule étranger.

Il existe une autre catégorie, celle des personnes qui disposent des licences des moudjahidine. Elle bénéficie d’une exonération des droits de douane et de la TVA. Ainsi, des concessionnaires profitent de la pénurie sur le marché national pour faire entrer des voitures à l’aide de ces dispositifs.

Le retour à l’importation des véhicules avant la fin de l’année

Cela expliquerait donc les prix très élevés proposés par ces agents automobiles. « Actuellement, les frais de dédouanement appliqués à l’importation des véhicules neufs varient dans une fourchette de 49% à 99% de la valeur déclarée en douane. S’y ajoute un taux additif de 60% relatif au Droit additionnel provisoire de sauvegarde (DAPS) », a expliqué l’expert financier Souhil Meddah, dans un entretien au quotidien L’Express

Il importe de souligner que selon des sources médiatiques, le retour à l’importation des voitures neuves reprendra ses droits en Algérie avant la fin de l’année en cours. Le gouvernement s’apprêterait à attribuer les premiers agréments pour les importateurs.

En plus des concessionnaires privés, le gouvernement algérien contribuera également dans cette importation, indique-t-on. Il compte en effet faire entrer pas moins de 100 000 véhicules, selon les premières estimations. Les autorités algériennes auraient réservé un milliard de dollars dans le cadre de la loi de finances à cet effet.

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