L’Algérie a entamé les négociations avec des constructeurs automobiles de renommée internationale en vu de se lancer officiellement dans cette industrie, a annoncé, ce lundi, un responsable au niveau de ministère de l’Industrie.

Encore des déclarations pour le moins rassurantes concernant le dossier de la construction automobile en Algérie. Suspendue depuis 2019, cette industrie devrait reprendre « incessamment ». C’est ce qu’ont toujours soutenu les responsables concernés. Ces derniers affirmaient cependant qu’ils comptent mettre tous les atouts de leur côté pour permettre une reprise sur de bonnes bases.

« Nous voulons avoir une vraie industrie automobile », ne cessent de marteler les hauts responsables du pays dont le président Abdelmadjid Tebboune qui veille au grain afin de réussir ce dossier.

Tout pour arriver à un taux d’intégration de 30%

Un dossier qui avance décidemment bien. Ahmed Zayed Salem, directeur général du développement industriel et de la compétitivité au ministère de l’Industrie, qui intervenait ce lundi 27 juin, sur les ondes de la Chaine 1 de la radio nationale, a affirmé que des négociations ont été lancées avec des constructeurs mondiaux leur permettre de s’installer au pays et relancer du coup cette activité.

Le souci de l’Algérie, a expliqué l’orateur, est de transférer technologique vers l’industrie locale, au lieu de compter sur l’installation.

Questionné au sujet du taux d’intégration dans l’industrie automobile en Algérie, le même responsable a affirme que celui-ci « sera calculé à l’avenir sur une base réelle, en fonction du pourcentage de pièces détachées fabriquées localement ».

« Par le passé, ajoute le directeur général du développement industriel et de la compétitivité au ministère de l’Industrie, le calcul du ratio d’intégration se faisait sur une base financière. C’est inefficace, compte tenu de l’évolution de la valeur de la monnaie nationale au fil du temps ».

S’exprimant sur le sujet, le ministre de l’Industrie, Ahmed Zeghdar, a affirmé récemment que le but recherché actuellement « est d’arrivé progressivement à un taux d’intégration de 30% au minimum dans la filière automobile ».

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