Alors que les entreprises étrangères se plaignent de la détérioration du climat des affaires en Algérie, les autorités du pays révèlent qu’un « guichet dédié spécialement aux investissements directs étrangers (IDE) » sera prochainement opérationnel.

L’Algérie va mettre l’accent sur des politiques d’ouverture pour attirer les investissements directs étrangers. « Suivant les orientations du président de la République, nous avons mis en place un projet de guichet dédié spécialement aux grands investissements ainsi qu’aux investissements étrangers », a déclaré le Directeur général de l’Agence nationale de développement des investissements (ANDI), Mustapha Zikara, lors de son passage mercredi à la radio Chaîne 3.

Ce guichet aura également pour mission d’accompagner « des investisseurs depuis la création de leur société, jusqu’à la fin de la période des exonérations », a-t-il ajouté.

Les flux d’investissement vers l’Algérie ont baissé

Les flux d’investissements étrangers vers l’Algérie ont baissé de 1,14 milliards de dollars US en 2020 à 870 millions de dollars en 2021, selon le rapport de la Conférences des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), rendu public, le 9 juin 2022. Une dégringolade attribuée aux circonstances extraordinaires liées à la pandémie de Covid-19.

Pendant ce temps, les flux des IDE vers l’Afrique ont atteint un niveau record de 83 milliards de dollars, en 2021, indique le même rapport. En effet, les pays africains ont attiré deux fois plus d’investissements directs étrangers par rapport à 2020. « Malgré cette forte croissance, les flux d’investissement vers l’Afrique n’ont représenté que 5,2 % des IDE mondiaux, contre 4,1 % en 2020 », souligne la même source.

Les Etats-Unis premier investisseur en Algérie

Les plus gros détenteurs d’actifs étrangers en Afrique sont les européens. En Algérie, les Américains sont le plus grand investisseur avec plus de 27% des investissements directs étrangers en 2020, a indiqué cette semaine l’ambassadrice des Etats Unis en Algérie, Elizabeth Moore Aubin, lors d’une conférence animée à la Foire internationale d’Alger.

Pour encourager les entreprises occidentales à investir en Algérie, des efforts doivent être consentis. « Cela commence par des réglementations claires et stables et des frontières ouvertes pour s’intégrer dans les chaînes d’approvisionnement mondiales », a-t-elle préconisé.

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