Les prix des véhicules ne baissent toujours pas en Algérie. Bien au contraire, ils ne cessent de s’envoler atteignant des pics vertigineux. Inimaginable et aussi incroyable que cela puisse paraitre, une Peugeot 406 immatriculée en 2002 a fait plus de 350 millions de centimes, cette semaine dans un marché de véhicules.

C’est une blague, diront certains. Cela est pourtant vrai. Cette voiture a été exposée mercredi 10 août dernier au niveau du marché d’automobiles de la wilaya de Sétif. Mieux encore, le propriétaire ne voulait pas cédé son  » bijou’ à ce prix. Il demandait en effet plus de 350 millions de centimes.

Il est vrai que la voiture est « propre », pour reprendre l’expression utilisée par les spécialistes dans le vente et l’achat de véhicules. Mais avouons quand même que c’est exagéré pour une voiture qui a été mise en circulation en 2002, soit il y a 20 ans.

 » Quand on voit qu’une Kia Picanto année 2006, est proposée à plus de 133 millions de centimes, rien n’est plus surprenant », ironise cependant un internaute commentant la publication annonçant le prix de la Peugeot 406.

« Rien n’est plus surprenant »

Il est vrai en fait que les prix de voitures dépassent tout entendement depuis quelques mois en Algérie. Cette flambée qui s’inscrit en outre dans la durée est due, comme l’expliquent les spécialistes, à la suspension de l’importation de voitures. Cette suspension a engendré une pénurie jamais égalée de véhicules. L’offre étant quasi inexistante, les prix ne pouvaient que flamber en conséquence, indique t-on encore.

Pour espérer que ces prix repartent en baisse, il faudra ainsi que l’importation reprenne, affirment encore des experts. Les Algériens ne peuvent donc que prendre leur mal en patience en attendant la reprise de cette activité gelée depuis 2017.

Dans l’actuel état des choses, une voiture devient un luxe complètement intouchable pour une majeure partie des citoyens. C’est dire que le gouvernement est appelé à remédier à cette situation dans les plus brefs délais.