Le dossier du marché automobile entrevoit le bout du tunnel après plusieurs mois de flou et d’horizons sombres. Finalement, les autorités ont opté pour une toute autre démarche, pour relancer l’activité relative à la construction et à la commercialisation des véhicules, relève-t-on de la déclaration de la politique générale du gouvernement adoptée la semaine dernière en Conseil des ministres. 

Pas de retour à la procédure classique de l’importation et la commercialisation des véhicules en Algérie. Les autorités ont décidé de créer un groupement d’entreprises activant dans le domaine et c’est lui qui va s’occuper de la gestion de l’activité. Ce groupement a été d’ailleurs évoqué, il y a quelques jours, par le ministre de l’Industrie,

Dans un point de presse animé, début septembre, en marge d’une rencontre avec les directeurs régionaux relevant de son secteur, Ahmed Zeghdar a en effet parlé de « regroupement de tous les opérateurs nationaux activant dans l’industrie automobile ». Expliquant que « les entreprises se constitueront en groupement industriel, ce qui nous permettra de négocier avec les grandes firmes automobiles mondiales ».

Selon la déclaration de la politique générale du gouvernement, les autorités ont décidé officiellement d’adopter cette option. Ce groupement réunira une quarantaine de constructeurs automobiles, indique la même source. Les modalités de fonctionnement et de gestion de cette entreprise publique n’ont cependant pas été dévoilées.

Un groupement pour gérer l’activité

Dans sa dernière sortie médiatique, le ministre de l’Industrie a donné les grandes lignes et a surtout dévoilé les objectifs du gouvernement. « Nous voulons mettre en place une véritable industrie automobile. Nous voulons avancer pas à pas, prudemment. Nous voulons une intégration acceptable. Dans un premier temps, nous laisserons ces grandes entreprises mondiales entrer dans le marché national avec leurs produits finis, ensuite nous leur permettrons de réaliser des unités de montage. Au final, nous voulons, au bout de la troisième année de présence de ces groupes, mettre en place une véritable industrie », a-t-il expliqué.

Quoi qu’il en soit, ce dossier qui a fait couler tant d’encre depuis plusieurs mois, connaîtra certainement son épilogue prochainement. La reprise de la construction et la commercialisation des véhicules en Algérie s’annonce en effet proche.

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