Profitant de la suspension de l’importation de voitures en Algérie, les concessionnaires automobile étrangers envahissent le marché national depuis quelques temps. Des distributeurs européens mais aussi des pays du Golf y trouvent en effet, leurs comptes. 

L’importation des véhicules neufs et d’occasion a été suspendue depuis quelques années en Algérie. Le forcing exercé par les professionnels de l’activité pour une éventuelle reprise a été jusque là, vaine. Ils n’ont réussi à arracher que des promesses de reprise qui tardent cependant, à se concrétiser.

Conjuguée à l’arrêt de la fabrication de véhicules dans les différents usines de montage ouvertes sous le règne de l’ex président, le défunt Abdelaziz Bouteflika, la suspension de l’importation a engendré un manque flagrant de véhicules sur le marché national.

Une aubaine pour les Algériens

Une situation qui a profité à des concessionnaires étrangers qui n’ont pas hésité à remplir le vide. En effet, des entreprises spécialisées d’Europe notamment de la France ainsi que celles des pays du Golf ont profité de cette aubaine pour proposer leurs véhicules aux Algériens qui n’ont le choix que de sauter sur l’occasion.

Les propositions et les ventes se font via internet. Après avoir tout conclus et le paiement fait, le concessionnaire envoie la voiture que le client pourra récupérer au port d’Alger. Certains clients payent leur bien jusqu’à la livraison à domicile.

Les prix sont excessivement chers

Les prix différent bien sûr, selon la marque du véhicule et selon également les modalités du contrat. Il est clair que le prix d’une voiture acheminée vers l’Algérie avec les frais d’embarquement et les différentes taxes à la charge du client reviendra très chère à celle vendue avec toutes les charges à remplir par le concessionnaire. Les clients peuvent également utiliser la licence Moudjahidines d’importation dans l’opération.

Dans tous les cas, l’acheteur peut payer avec la monnaie nationale ou moyennant la monnaie étrangère. Et dans tous les cas également, le véhicule revient très cher à l’acquéreur qui se trouve en outre, exposé à des éventuelles escroqueries. N’empêche que des Algériens prennent ce risque pour pouvoir bénéficier d’une voiture neuve. Faute d’une meilleure alternative.