Le problème de l’expulsion des sans-papiers algériens de France persiste toujours. La France ne parvient pas à les extrader de son territoire pour une raison aussi banale qu’étonnante : ces algériens refusent de faire les tests PCR ! 

La France fait face donc à des algériens « expulsables » qui refusent de se soumettre aux tests PCR. Sachant parfaitement leur droit, les concernés par l’expulsion, savent qu’ils ne peuvent pas y être forcés. Ainsi, leurs dossiers sont incomplets et la décision de leur expulsion est caduc.

Alors que l’Algérie est disposée à recevoir ses ressortissants, il est impossible pour la France d’exécuter une telle décision à l’heure actuelle. Les restrictions liées à la pandémie du Covid-19 se retournent contre les autorités françaises qui se retrouvent otage de sa gestion sanitaire.

La France doit inscrire l’Algérie dans sa « liste verte »

Comme solution à cette épineuse problématique, la France doit inscrire l’Algérie dans sa liste des pays “vert”. Comme ça, les voyageurs algériens peuvent rentrer librement en France sans restrictions. Malgré le dénouement de la situation sanitaire, ses effets administratifs et protocolaire sont toujours en vigueur.

De son côté, l’Algérie exige à ce que les algériens faisant l’objet de décisions d’expulsion du territoire français soient munis de tests PCR. Les autorités algériennes ont accepté de délivrer les autorisations consulaires aux expulsés du territoire français à condition de se conformer aux conditions fixées par la France.

7.000 algériens « indésirables » qu’il faudrait extrader du territoire français

Il est important de le rappeler que ce dossier a causé de sérieux problèmes diplomatiques entre les deux pays durant le dernier trimestre de l’année passée. En Octobre 2021, la France, par le biais de son ministre de l’intérieur, a affirmé que l’Algérie refusait de recevoir ses ressortissants en situation irrégulière.

Gerard Darmanin avait avancé quelque 7.000 algériens « indésirables » qu’il faudrait extrader du territoire français. Parmi ces prétendants à l’expulsion, 97 sont fichés pour terrorisme et 260 condamnés pour graves troubles à l’ordre public.

Un chiffre démenti par Alger. Le président de la république Abdelmadjid Tebboune a affirmé que la France a demandé l’expulsion de 94 ressortissants algériens pour l’année 2021.