Actuel président du club de foot Angers SCO, Said Chabane rejoint Paris dans les années 90. Trente ans après, il est l’un des hommes d’affaires d’origine algérienne le plus connu et le plus médiatisé en Hexagone. Retour sur la success story d’un Algérien originaire de kabylie en France.

Né en 1967 dans le quartier du Telemly à Alger, Said Chabane quitte sa ville natale pour la France dans les années 90. Président-fondateur du groupe d’agroalimentaire Cosnelle, ce Franco-Algérien dirige le petit club de football d’Angers, très performant en Ligue 1.

Chabane est président du Angers SCO, cela fait dix ans qu’il est à sa tête, après avoir occupé d’abord le poste de vice-président. “C’est un président ambitieux mais raisonnable. C’est un chef d’entreprise qui ne va pas faire n’importe quoi avec les finances du club et ce n’est pas le genre d’homme à céder à la folie des grandeurs ou à mettre son nez dans la composition de l’équipe”, dit son entourage.

De Telemly à Angers : la revanche d’un kabyle

D’origine kabyle, il soutient la JS Kabylie plutôt qu’un des nombreux clubs de la capitale.  Ayant fait l’école Polytechnique d’Alger, il rejoint l’École des mines de Fontaine bleu dont il ressort un diplôme en poche. Il part en France avec des copains, avec une petite somme d’argent mais sans bourse de l’État algérien. Saïd travaille plusieurs heures par semaine dans un fast-food sur les Champs-Élysées.

Il alterne tout de même les périodes de chômage et de petits boulots. A un moment, il est même licencié d’une entreprise au motif qu’il n’était pas un homme de terrain. Jusqu’à ce qu’une société d’agroalimentaire fasse appel à ses services pour travailler sur l’étiquette d’un produit – des merguez – destiné essentiellement à la population maghrébine d’Île-de-France.

Ainsi, après une relative période de stabilité, ou il travaille comme consultant, il rachète en 1999 une usine appartenant au groupe qui l’a licencié pour se lancer seul dans l’agroalimentaire. Un pari fou qu’il a réussi à mener à bien.

Belle succes story

Le plus dur, pourtant, est devant lui. Malgré son CV, Chabane, qui intègre pendant un an une école de consulting en stratégie d’entreprise à Angers, a du mal à trouver un emploi stable. En 1997, Chabane, qui a abandonné l’idée de prendre un aller simple pour Alger, se met à son compte.

A partir de là, commence sa belle success story jusqu’à en devenir patron du club de football Angers SCO. Aujourd’hui, son entreprise est florissante. Elle emploie plus de 500 salariés et fait des centaine de millions d’euros de chiffre d’affaires annuel.

Ennuis avec la justice !

Toutefois, l’homme d’affaires d’origine algérienne fait face à plusieurs plaintes qui se suivent et se ressemblent autour de lui. En effet, une septième plainte a été déposée le mois dernier contre lui pour des agressions sexuelles.

A son compte, plusieurs mises en examen. Âgé de 55 ans, le président d’Angers SCO est mis en examen pour agression sexuelle aggravée depuis février 2020. Ces agressions sont dites aggravées ​par la circonstance que le président du SCO est ou était le supérieur hiérarchique et employeur des plaignantes.

Cette mise en examen initiale faisait suite aux plaintes de quatre jeunes femmes, âgées de 25 à 30 ans, salariées ou anciennes salariées du club. Une septième femme a porté plainte contre lui, toujours pour des attouchements sur ses parties intimes. Une affaire qui a été très médiatisée et suscité de vives réactions sur le net.

1 COMMENTAIRE

  1. monsieur Said Chaabane, vous devez savoir que vous etes redevable au peuple algérien qui a pris en charge votre scolarité de la maternelle à l’université. il vous a meme accordé une bourse pendant vos études supérieures. il vous a assuré le transport et la restauration, gratuitement. le tout jusqu’à l’obtention de vos diplomes. il a fait de vous une personnage important. avez vous songer à ce peuple ? avez vous un projet pour ce peuple ???

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