L’Ukraine vit son troisième jour sous les attaques militaires russes. Kiev est prise d’assaut et les bombardements des grandes villes et ports continuent. Des milliers d’étudiants algériens fuient la capitale pour se mettre à l’abri. Leur avenir dans un pays en guerre est incertain !

En l’absence de dispositif d’assistance ou de rapatriement, l’ambassade d’Algérie en Ukraine a indiqué à ses quelques 10 000 ressortissants algériens qui l’ont jointe, comme consignes, de limiter leurs déplacements et de se protéger. Depuis la nuit de mercredi à Jeudi, pour la plupart étudiants, ils se retrouvent pris au piège d’un conflit qui ne les concernent pas.

Bouleversés, sidérés et inquiets, les ressortissants algériens vivant en Ukraine ne savent pas trop quoi faire ! Depuis l’Ukraine, des jeunes étudiants se sont exprimés sur leur situation via les réseaux sociaux et parlent de l’opération militaire russe. Nazim Damache, étudiant algérien établi en Ukraine joint par la chaîne Ennahar TV, raconte son aventure.

“C’était absurde de partir étudier en Ukraine”

“Je pense que c’était absurde de partir étudier dans pays en guerre, je pense que c’était vraiment une erreur de notre part. J’espère que les parents veillent à ce que leurs enfants fassent attention lorsqu’ils doivent choisir où étudier, car on peut bien étudier en Algérie par exemple, ou ailleurs ! Sincèrement je ne comprends pas comment on est arrivé là !”, s’est-il adressé à ses compatriotes.

Par ailleurs, Nazim lance un appel aux parents et futurs candidats à l’immigration de bien choisir les universités et les pays d’accueil. En rappelant que la guerre avait réellement commencée en 2014 en Ukraine, il est conscient que la fin n’est pas pour demain avec un Vladimir Poutine qui décrit le régime ukrainien comme “néo-nazis” !

“Pas question de quitter l’Ukraine”

En affichant sa volonté à continuer à y vivre, il considère l’Ukraine comme pays d’avenir. “D’ailleurs, l’une des raisons de ces attaques c’est cet élan vers le développement, l’évolution se fait sentir jour après jour. Ce sont les négociations et le rapprochement avec l’Union Européenne et l’OTAN qui ont poussé la Russie à agir de la sorte”, ajoute-t-il.

“Certes je dois veiller sur ma sécurité personnelle, mais pas question de quitter l’Ukraine, chose que je n’envisage pas du tout. L’Ukraine est un pays jeune en voie de développement.”, déclare le jeune algérien. Et de conclure : “Me concernant, j’attends à ce que ces attaques cessent pour revenir à Kiev, c’est une ville que j’aime bien”.

Mesures strictes à l’égard des étudiants étrangers

Conscient de ce que cela peut engendrer comme conséquences, le jeune étudiant pense à plus long terme, au risque de voir son avenir compromis. En effet, les autorités ukrainiennes ayant déjà fait savoir aux étudiants étrangers qui quitten t le territoire qu’ils ne seront pas autorisés à revenir et à se réinscrire dans les facultés.

Malgré cette tension, les étudiants algériens essayent par tous les moyens de ne pas quitter le territoire ukrainien, car leur avenir est en jeu. En effet, un départ d’Ukraine implique, pour les étudiants étranger une expulsion pure et simple de leur université, sans espoir de s’y réinscrire.

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