La décès d’un jeune algérien, dans la nuit du 23 au 24 juillet, dans des circonstances qui restent encore troubles, a provoqué une onde de choc dans la ville de Besançon. La famille et les proches de Seïf Eddine Boulazreg n’arrivent toujours pas à croire qu’il est mort  suite à une chute d’un mur de 4 mètres 50, à quelques centaines de mètres de la boite de nuit où il s’est fait recalé. 

Pour le Procureur de la République et le gérant de la boîte de nuit le QG (un ancien policier), les choses sont simples : le jeune homme, âgé de 25 ans, a succombé à une chute accidentelle. Les policiers l’ont retrouvé inanimé au pied d’un mur sous la Citadelle de Besançon, avant qu’il meurt des suites de ses blessures à l’hôpital.

Quelques heures plutôt, vers 3h du matin, des vigiles lui ont refusé l’accès à l’établissement de nuit. Seïf Eddine Boulazreg a été ensuite poursuivie, dans les rues bisontines, par « le gérant de la boîte de nuit le QG et un salarié », précise le procureur de la République Etienne Manteaux.

Seïf Eddine Boulazreg a-t-il été tabassé à mort ?

Le père ne comprend pas les points de divergence entre l’enquête et les témoignages recueillis. « Je veux la justice ! Ce n’est pas une chute de 4 mètres 50 qui a mis mon fils dans cet état. Ce n’est pas possible. Il a été battu à mort mon fils », a affirmé M. Boulazreg à France Info.

Même son de cloche pour l’avocat de la famille : « Au regard des éléments qui m’ont été soumis, on peut penser que les déclarations du procureur pour l’instant ne coïncident pas avec les éléments recueillis par la famille » a expliqué l’avocat de la famille à la même source.

« On a des premières conclusions du rapport d’autopsie qui interrogent. Hémorragies multiples, foie écrasé, hémorragies importantes notamment sur le crâne… On a tendance à s’interroger sur la réalité d’une simple chute de 4 mètres et demi qui aurait causé ces dégâts », a précisé Me Arié Alimi.

A noter que qu’une marche blanche a été organisée, samedi 30 juillet, au départ de la place Pasteur à Besançon, en hommage à Seïf Eddine Boulazreg. Les participants (près de 250 personnes) portaient notamment des pancartes sur lesquelles étaient inscrites des messages comme « Justice pour Seïf » pour réclamer une enquête impartiale.

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