La province francophone de Canada, Québec ouvre grandes ses portes pour les infirmières francophones dont les Algériennes. Le gouvernement a annoncé  un investissement de 65 millions de dollars dans le but de recruter 1000 infirmières francophones qui devraient pratiquer dans sept régions aux prises avec une pénurie d’effectifs infirmiers.

Le ministre du Travail et de l’Immigration, Jean Boulet, informe que cet investissement important sera étalé sur deux ans afin de procéder au recrutement et à l’intégration de ces candidates internationales.

Ces migrantes professionnelles seront destinées à l’Abitibi-Témiscamingue, à la Côte-Nord, au Bas-Saint-Laurent, à la Gaspésie, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, à la Baie-James et à l’Outaouais. Ces candidates n’auront pas toutefois, d’obligation de travailler dans ces régions, a précisé le ministre.

Le profil des infirmières algériennes semble être compatible aux exigences mises en place. Le Quebec cherche surtout des professionnels ayant une compatibilité entre la formation acquise à l’étranger et l’expérience clinique au Québec. Les nouvelles recrues vont pouvoir bénéficier dès leur arrivée, d’une formation d’appoint.

Les pays francophones ciblés par le recrutement d’infirmières pour cette première phase du projet sont l’Algérie, le Cameroun, le Maroc, la Tunisie et l’île Maurice. Par la suite, la Côte d’Ivoire, le Liban, la République démocratique du Congo et le Sénégal, seront ciblés.

Le Quebec annonce des avantages alléchants

  • Les candidates seront accueillies dans les cégeps des régions ciblées pour recevoir une formation d’appoint d’une durée de 9 à 12 mois qui mènera à une reconnaissance de leur formation et de leur expérience clinique par l’Ordre des infirmières. On leur permettra de travailler jusqu’à 20 heures par semaine comme préposées aux bénéficiaires durant leur formation.
  • Les candidates recevront aussi une allocation de 500 $ par semaine pour la durée de la formation. Les frais de scolarité, les frais de demande d’équivalence à l’Ordre et le coût de la formation d’appoint seront tous couverts par le ministère de l’Immigration.
  • Les personnes vont bénéficier d’un accompagnement véritablement personnalisé, a affirmé Jean Boulet, qui a ajouté qu’on ira jusqu’à les aider à trouver un logement, à obtenir un permis de conduire, à inscrire leurs enfants à l’école et, évidemment, à préparer leur dossier d’évaluation comparative des études effectuées à l’extérieur du Québec.
  • Les personnes recrutées grâce à ce programme pourront s’établir au Québec en compagnie de leur famille immédiate. Leur conjoint recevra un permis de travail ouvert. Les candidats et candidates qui échoueront leur formation pourront continuer à travailler comme préposés aux bénéficiaires.

3 Commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici