Immigration Quebec : l’obligation d’utiliser le français sème la discorde

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Immigration Québec
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Le Québec, province francophone du Canada, a introduit un certain nombre d’exigences concernant l’utilisation de la langue française. Des chefs d’entreprises québécoises interpellent le gouvernement et l’averti quant aux conséquences et retombées économiques irréversibles.

Le nouveau projet de loi québécois sur la langue française suscite les inquiétudes des opérateurs économiques de la province. Le Conseil canadien des innovateurs (CCI) craint que ces nouvelles exigences aient un effet négatif sur l’économie du Québec. En effet, ces exigences linguistiques ne laissent pas indifférents. Elles soulèvent des inquiétudes, notamment auprès des entreprises, quant à l’attraction de la main d’oeuvre.

« Menace de causer d’énormes dommages à l’économie de la province »

La réaction des chefs d’entreprises québécoises ne s’est faite pas attendre. Pas moins de 37 leaders du secteur technologique de la province ont signé la lettre adressée au gouvernement du Québec. Ces opérateurs économique protestent contre le projet de « Loi sur la langue français, langue officielle et commune du Québec (communément appelée la loi 96) ». Selon les membres de CCI, cette loi « menace de causer d’énormes dommages à l’économie de la province ». Ils attirent ainsi l’attention des responsables quant au risque de chasser les entreprises de la province.

Projet de loi 96 : exigences concernant l’utilisation du français

En matière économique, les entreprises de 25 à 49 employés devront obtenir un certificat de francisation au même titre que celles de 50 employés et plus.

En matière scolaire, un plafond est imposé aux admissions aux cégeps et universités de langue anglaise.

En matière d’immigration, le projet de loi prévoit que la période pendant laquelle un immigrant peut communiquer avec le gouvernement dans une langue autre que le français est de six mois seulement.

Ce projet de loi prévoit également la création d’un commissaire à la langue française et d’un ministère de la Langue française.

Concernant la législation et la justice, l’article 5 prévoit que :

  • les lois continueront d’être adoptées conjointement en français et en anglais mais, qu’en cas de malentendu entre les deux versions, la version française prévaudra.
  • Les jugements des tribunaux rendus en anglais devront être traduits en français et on ne pourra exiger la connaissance d’une autre langue que le français lors de la nomination d’un juge provincial.
  • Les règlements ne sont désormais plus rédigés en anglais

Les signataires du CCI appellent à la sagesse

Les signataires du CCI appellent donc à la sagesse et demandent aux responsables de temporiser la mise en œuvre de loi 96, tout en les invitant à écouter les chefs d’entreprise du secteur Hi-tech. En effet, si les innovateurs choisissent d’autres villes canadiennes plutôt que Montréal et le Québec, l’activité économique sera directement affectée.

A cet effet, et dans le but de trouver une solution viable, le CCI invite le gouvernement à échanger avec des innovateurs. Cette collaboration vise à proposer un meilleur plan d’action pour soutenir le français. Leur soucis majeur est d’éviter à ce que cette loi linguistique ne finisse par causer plus de tort que de bien à l’économie de la province.

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