Encore du nouveau dans le secteur de l’automobile en Algérie. La commission chargée de l’étude des dossiers de l’importation de voiture a décidé de rejeter l’ensemble des 74 dossiers d’agrément.

Une décision inattendue, surprise, pour les concessionnaires automobiles. Après trois ans d’attente et de promesses répétées, l’opinion publique et les professionnels du secteur sont sous le choc. Le dénouement de la crise de l’automobile en Algérie n’est pas pour tout de suite.

Pourtant, il y a un mois, le directeur général du développement de l’industrie, au ministère de l’Industrie, Zayed Ahmed Salem, avait donné espoir. Il avait rassuré les concessionnaires de résoudre le problème en procédant à la distribution des premières licences d’importation.

Pour mettre un terme à la polémique qu’a suscité ce dossier, il avait déclaré ce que tout sera réglé incessamment. Les promesses du représentant du ministère de l’Industrie sont restées au point mort.

« Nous ne nous abdiquons pas »

En effet, contre toute attente, selon des sources médiatiques, le verdict est tombé à l’issue de la réunion de la commission chargée d’étudier les dossiers d’importation de voitures. Cette dernière a « décidé de rejeter l’ensemble des 74 dossiers d’importation de voitures ». Une décision qui a fait réagir les concernés.

« Pour notre part, nous ne nous abdiquons pas, il y a la justice en Algérie. Nous allons travailler pour récupérer nos droits dans leur intégralité, sans compromis. Nous attendions juste l’agrément, et maintenant nous demandons l’agrément et l’indemnisation pour les pertes causées par le retard illégal », lance Fethi Djemai, l’un des opérateurs demandeurs d’accréditation.

Ce dernier estime que cela est contre productif et arbitraire. Selon lui, cette décision unilatérale reflète la réalité de l’environnement économique et le floue qui règne sur le climat des affaires en Algérie et de l’investissement.

Des promesses brisées

« Aujourd’hui, nous touchons à la réalité, tous les discours et toutes les promesses qui parlaient de créer de la richesse et d’attirer des investissements étrangers ont été brisées. La réalité est l’arbitraire, l’hésitation et l’absence de perspectives d’avenir », lance-t-il.

Face à cette décision, qui met à plat les aspirations des concessionnaires, qui attendaient depuis des mois ces fameuses licences, le représentant des concessionnaires tire la sonnette d’alarmes quant aux tenants et aux aboutissants d’une telle démarche. Il pointe également le fait que d’autres exercent leur activité d’importation et d’autres non !

« Au moment où nous, les concessionnaires, souffrons de l’administration arbitraire, celle-ci tolère l’importation chaotique et non réglementée ! Pour qui ? », se demande-t-il. « Dieu sait mieux, ce n’est certainement pas dans l’intérêt de l’Algérie et de l’économie algérienne », argue-t-il.

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