Les nouvelles révélations de l’enquête « Secrets Suisse », jette de nouveau le doute sur le règne d’Abdelaziz Bouteflika en Algérie. Selon l’enquête menée par un consortium de 47 médias, l’ancien président algérien détenait un compte au Crédit Suisse, alors qu’il exerçait la fonction suprême en Algérie.

La petite fortune cachée en Suisse d’Abdelaziz Bouteflika était le 31 octobre 2005, d’un montant de 1 483 528 francs suisses, soit l’équivalent de 1 million d’euros de l’époque. Ce compte a été ouvert à la banque Crédit Suisse de Genève, un mois avant son accession au pouvoir en avril 1999.

Les bénéficiaires de ce compte bancaire ne sont autres que les deux frères du président déchu, Saïd et Nacer, ainsi que sa sœur Zhor. Le compte a été clôturé en octobre 2011 avec un crédit de 430 francs suisses.

Durant les 20 ans d’exercice de la fonction suprême en Algérie, Abdelaziz Bouteflika n’a jamais fait état de l’existence de ce compte. Il n’a jamais fait mention de l’existence de ce compte suisse dans ses multiples déclarations de patrimoine publiées au journal officiel. Alors que la législation algérienne est claire sur le chapitre des comptes détenus à l’étranger.

Abdelaziz Bouteflika n’est plus de ce monde. Bien des questions risquent de rester sans réponse. D’où provenaient ces fonds qu’il avait déposés au Crédit Suisse ? S’agit-il d’argent déposé en espèces et provenant d’Algérie ? Qui sait ?

Plus de 500 figures de l’État algérien avaient des comptes au Crédit Suisse

Selon le quotidien français Le Monde, l’ancien président mort en 2021, n’est pas le seul Algérien à détenir un compte dans la banque helvétique.  Le général Khaled Nezzar, 84 ans, possédait également des comptes dans la banque zurichoise. Toujours selon le quotidien français plus de 500 figures de l’État algérien avaient des comptes au Crédit Suisse.

« Suisse Secrets » est une enquête collaborative basée sur la fuite d’informations issues de plus de 18 000 comptes bancaires administrés par Credit Suisse depuis les années 1940 jusqu’à la fin des années 2010. Ces données ont été transmises par une source anonyme, il y a un peu plus d’un an, au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, qui les a partagées avec quarante-sept médias internationaux, dont Le Monde et le consortium d’investigation Organized Crime and Corruption Reporting Project ou OCCRP.

 

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