L’ouverture du marché des transports aérien et maritime à l’investissement privé commence à voir le bout du tunnel. Le ministre des Transports Abdellah Moundji a révélé que ses services avaient accordé un premier agrément à 16 demandes d’investissement.

Le ministre des transport a fait part du lancement de l’octroi des licences pour les investissements privés dans le transport aérien et maritime. Cette annonce est faite en réponse à une question d’un élu à l’Assemblée nationale, Kamal Khelifati, à ce sujet. Abdellah Moundji a expliqué que 16 demandes d’investissement dans le secteur du transport aérien ont été approuvées.

Quant au transport maritime, des droits de concession ont été accordés à 4 concessionnaires privés pour le transport de marchandises. 7 dossiers d’investisseurs pour le transport maritime de marchandises ont eu l’accord de principe de la commission ministérielle.

« Le processus d’octroi de licences se poursuit »

Pour le transport de passagers, 4 dossiers ont reçu l’accord de principe en attendant la finalisation de leurs dossiers. Sur le plan interne, 38 licences ont été accordées, réparties sur la pêche en mer, le tourisme, les pique-niques en mer, l’activité du bateau-restaurant… Selon M. Moundji, « la commission étudie également une autre demande d’un investisseur résidant à l’étranger ».

Selon le ministre, « ce processus d’octroi de licences pour les investissements privés dans le transport aérien et maritime se poursuit ». En outre, le ministre a souligné que « le port de la capitale domine 64% de l’activité nationale totale, tandis que les côtes nationales comprennent 55 ports ».

Quant au secteur du transport aérien, le trafic aérien comprend 36 aéroports, 20 aéroports internationaux et 16 nationaux, une flotte de 70 avions dont 55 appartiennent à Air Algérie, le reste à Tassili Airlines, et 3 compagnies de services. Le fret se compose également de 4 avions de ligne.

Par ailleurs, Mondji a admis avoir enregistré certains obstacles juridiques qu’il a confirmé que son secteur avait pris l’initiative de résoudre, comme l’obligation d’obtenir de nouveaux équipements, qui a été modifiée.

Une plateforme numérique pour organiser le secteur

D’autre part, le ministre a misé sur la plateforme numérique qui entrera en vigueur prochainement, et qui permettra une meilleure organisation du secteur, pour le transport, la saisie et la régulation.

Il est à noter, que l’ancien ministre des transports avait promis une baisse des prix sur les vols internationaux avec l’ouverture de l’espace aérien à l’investissement privé. Ainsi, le mois de mars dernier, M. Bekkai a révélé que « 15 entreprises privées ont obtenu des accords de principe pour l’investissement du transport aérien ».

En outre, l’ouverture du marché du transport aérien aux investisseurs privés était pour réduire les tarifs sur les vols nationaux.