L’Algérie a entamé des négociations avec les actionnaires de l’opérateur de téléphonie mobile Djezzy. Le gouvernement veut racheter l’entreprise et la nationaliser. L’homme d’affaire Issad Rebrab prend part à ces pourparlers en tant qu’actionnaire.

Des négociations officielles entre l’Etat et le partenaire néerlandais Veon (anciennement VimpelCom) ont commencé il y a plus d’un mois. Ces pourparlers se déroulent au siège de l’entreprise Djezzy, à Alger.

C’est le Fonds national d’investissement (FNI) qui mène ces négociations avec les actionnaires de Djezzy. A l’origine, selon certaines sources, ce sont les partenaires étrangers qui ont présenté aux autorités algériennes le projet de vente. Sans divulguer plus de détails, à l’exception du maintien du personnel.

La position d’Issad Rebrab ?

L’année dernière, Veon avait annoncé sa décision de quitter l’Algérie. Reste à savoir la position d’Issad Rebrab, patron du groupe Cevital, face à cette nationalisation annoncée. Détenteur de 3.4% des part, Cevital avait été écarté en 2011 du pacte des actionnaires de Veon et le FNI.

En 2014, il a bénéficié d’un dédommagement équivalent à 109 millions de dollars  en raison de cette mise sur la touche. Cette année-là, au termes du nouveau pacte d’actionnaires scellé entre Veon et le FNI, ce dernier devient majoritaire avec 51 % du capital pour 2,6 milliards de dollars.

A l’époque, Rebrab n’avait pas l’intention de céder sa part. Ainsi, depuis 2014, Cevital est resté comme « actionnaire dormant minoritaire » chez l’opérateur de téléphonie mobile. Rabrab avait choisi de ne pas se mettre à dos les pouvoirs publics algériens. Le FNI était très embarrassés par le piège de financer l’achat obligatoire des parts de Veon en cas de départ.

Vimpelcom, 5e rang mondial des opérateurs mobile

L’opérateur Djezzy a été créé en juillet 2001. L’entreprise passe des mains de l’égyptien OTH à ceux de Veon, en 2011, pour 6,6 milliards de dollars. Grace à cette transaction, Veon passe au 5e rang mondial des opérateurs mobile avec 174 millions de clients.

En janvier 2015, le FNI a pris le contrôle de 51% du capital de la société pour 2,6 milliards de dollars. Dans cet accord, il est stipulé que le partenaire étranger, le Groupe Veon, garde la responsabilité du management de l’entreprise.