La chambre d’accusation près la Cour d’Alger a rejeté la demande de remise en liberté provisoire de Kamel Issad, ex-PDG de l’ENTMV, et ses codétenus dans l’affaire du retour de deux navires quasi-vides en provenance de Marseille, a révélé le quotidien Echorouk dans son édition du 31 juillet 2022.

Selon la même source, la chambre d’accusation près la Cour d’Alger, après délibération, a soutenu la décision rendue par le juge d’instruction près le pôle pénal financier et économique de Sidi M’Hamed. Ainsi, l’ancien directeur général de l’Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs (ENTMV), le directeur marketing et fret et le directeur commercial resteront en détention provisoire.

L’instruction avait été ouverte suite à des informations faisant état de « faits de corruption ayant causé préjudice aux citoyens et à l’Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs ».

« Un stratagème planifiée »

D’autres responsables ont été placé sous contrôle judiciaire. Il s’agit du « directeur commercial, DG-adjoint, du chef de cellule de développement des systèmes informatiques des objets saisis, de la directrice de l’administration générale de l’ENTMV en France et du chef d’exploitation au sein de l’ENTMV en France ».

A l’issu de l’enquête préliminaire, le juge d’instruction près le pôle pénal financier et économique de Sidi M’Hamed a conclu qu’il « s’agit d’un stratagème planifiée visant à entraîner la compagnie maritime nationale de transport de voyageurs dans la faillite ».

Pour rappel, les mis en cause ont été rattrapé par la justice dans l’affaire du navire « Badji Mokhtar lll » ayant effectué la traversée Marseille-Alger à moitié vide. Le 10 juin dernier, le parquet avait expliqué, via un communiqué, que le carferry a transporté lors de ce voyage 72 passagers et 25 voitures seulement, alors que sa capacité est de 1800 passagers et 600 voitures. Cette traversée a eu lieu le 1 juin où la demande sur les billets est à son plus haut niveau.