Macron et Le Pen battent déjà la campagne. Connue pour ses positions « anti-étranger », la candidate de RN demeure fidèle à sa ligne politique et idéologique. Elle trébuche face au micro et confond l’Algérie et la Tunisie en réponse à une question sur le voile.

Marine Le Pen était invitée de Léa Salamé dans la matinale de France Inter ce mardi matin. Questionnée sur l’interdiction du port du voile, la candidate du Rassemblement national au second tour de la présidentielle française a confondu l’Algérie et la Tunisie en répondant à la journaliste.

Voulant se défendre en argumentant que la France ne serait pas le seul pays à interdire le voile dans la rue (« Mais on serait le seul pays à interdire le voile dans la rue »), elle a répondu : « Bah non excusez-moi mais Bourguiba avait interdit le voile en Algérie. »

En effet, à la fin des années 50 peu après l’Indépendance, Habib Bourguiba avait déclaré la guerre au hijab dans le cadre d’une vaste campagne contre les habitudes vestimentaires. Sauf que, Habib Bourguiba, était un homme d’Etat tunisien (et non algérien), président de la République entre 1957 et 1987 !

Le Pen veut interdire le voile dans l’espace public

Connue pour ses positions « anti-étranger », la candidate de RN demeure fidèle à sa ligne politique et idéologique. La candidate du RN est revenue à ses fondamentaux en fustigeant violemment le voile.

Pendant toute la campagne, Marine Le Pen a cherché à policer son image et sa position sur les femmes voilées. Deux jours après le premier tour de l’élection présidentielle, ce mardi 12 avril, la candidate du Rassemblement national est pourtant revenue à ses fondamentaux au détour d’une question sur l’interdiction du port du voile. Invitée au micro de France-Inter, elle a réaffirmé très fermement sa volonté de l’interdire dans l’espace public, si elle est élue.

« Le voile est un uniforme islamiste et pas musulman »

« Le voile est un uniforme islamiste et pas musulman, c’est l’uniforme d’une idéologie, pas d’une religion », a assuré la candidate au micro de France Inter. « Dans les quartiers, on nous dit que toutes les femmes le font par liberté. Ce n’est pas vrai : quand le voile se répand, il isole et on le sait très bien », a-t-elle jugé.

Sur RTL, Marine Le Pen avait précisé le 7 avril qu’elle le sanctionnerait par une « amende ». « On aura une contravention de la même manière qu’il est interdit de ne pas mettre sa ceinture de sécurité. Et il me semble que la police arrive très bien à faire appliquer cette mesure », avait-elle alors affirmé. Toujours selon la candidate d’extrême droite, « c’est une mesure que les Français demandent » : « Ils sont, je crois, plus de 85 % à souhaiter qu’il n’y ait plus de voile dans la rue. »

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici