Plus de 3.472 Algériens sont actuellement incarcérés dans les prisons françaises, selon un rapport annuel cité par le Figaro.  Ils sont 17.198 prisonniers étrangers qui se trouvent en détention en milieu fermé dans l’hexagone. Plus de 56 % d’entre eux viennent d’Afrique et 20,18 % sont originaires d’Algérie.

Selon le dernier décompte que l’administration pénitentiaire a effectué des détenus étrangers qui occupent les prisons françaises à octobre 2021, qu’ils soient prévenus ou condamnés, ils étaient au total, 17.198  prisonniers. La population pénale s’élevait à cette date, à 69.173 individus. La proportion des détenus étrangers s’élève donc à 25 %. Ils étaient 17,2 % dix ans en 2011.

Dans le détail, le nombre de détenus originaires d’Afrique sont de 9793, soit 56 % d’entre eux. Ils sont 3472 personnes en provenance d’Algérie, 2220 du Maroc, 1117 de Tunisie et 2984 du reste des pays d’Afrique.

Selon les mêmes chiffres, on compte 5109 détenus européens dont 2983, sont ressortissants de l’Union européenne. Dans les prisons françaises sont également incarcérés 880 détenus en provenance d’Asie et 1308 d’Amérique, majoritairement du Sud.

110 euros par jour pour chaque détenu

Le rapport souligne que très peu de ces détenus étrangers font l’objet d’un rapatriement dans leur pays d’origine. Selon un cadre de l’administration pénitentiaire, ils sont « une quinzaine au maximum par an. […] Il s’agit majoritairement de mandats d’arrêt. C’est regrettable, car cela permet à ces délinquants d’avoir un casier vierge chez eux ».

Les détenus étrangers, qui représentent 25% de la population carcérale en France, coûtent environ 700 millions d’euros chaque année au système pénitencier. Chaque détenu coûte environ 110 euros par jour.

A noter que les autorités françaises ont toujours fait pression pour expulser les milliers de sans-papiers et détenus algériens, sauf que l’Algérie refuse d’accueillir ses ressortissants et pose ses conditions avant leur expatriation.

La fin de l’année dernière, la question des expulsions avait débouché sur une crise diplomatique entre l’Algérie et la France.  En effet, pour faire pression, le gouvernement français avait menacé, fin septembre, de réduire de moitié les visas pour les citoyens algériens si le pays ne se montrait pas plus coopératif.

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