Accueil Actualité «Je serai heureux de venir en Algérie», Macron accepte l’invitation de Tebboune

«Je serai heureux de venir en Algérie», Macron accepte l’invitation de Tebboune

Abdelmadjid Tebboune et Emmanuel Macron
Abdelmadjid Tebboune et Emmanuel Macron

Répondant à l’invitation du chef de l’Etat Abdelmadjid Tebboune, le président français Emmanuel Macron se rendra prochainement en Algérie pour une visite de travail. Cette visite intervient dans un contexte tendu entre les deux pays.

Le président algérien a reçu un message d’amitié et de solidarité de son homologue Emmanuel Macron, dans lequel il lui a exprimé, en son nom personnel et au nom de la France, ses vœux « les plus sincères » à l’occasion de la célébration du 60e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie

« En réponse à votre invitation, je serai heureux de venir en Algérie prochainement pour lancer ensemble ce nouvel agenda bilatéral, construit en confiance et dans le respect mutuel de nos souverainetés. Je souhaite que nous puissions y travailler dès maintenant pour appuyer cette ambition sur des fondations solides et l’inscrire dans un calendrier partagé », a ajouté Macron dans son message.

« En ce jour d’anniversaire, je vous renouvelle, Monsieur le Président, au nom de la France, mes vœux les plus amicaux pour l’Algérie, le peuple algérien et vous-même, et vous prie de croire en l’assurance de ma très haute considération », a-t-il conclu.

Chantage aux visas

En septembre 2021, le gouvernement français a décidé de durcir les conditions d’octroi de visas à l’égard des maghrébins. Les autorités françaises avaient alors réduit de 50% le nombre de visas octroyés pour l’Algérie et le Maroc, et de 30% pour la Tunisie.

Le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal, avait alors déclaré que cette mesure était « une décision inédit rendue nécessaire » par le fait que ces pays refusent de délivrer des laissez-passer consulaires à leurs ressortissants faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF).

Pour les spécialistes, cette mesure a été prise dans une conjoncture politique spéciale. La France se préparait alors aux élections présidentielles et le président-candidat, Emmanuel Macron, l’avait adopté afin de puiser dans l’électorat de l’extrême droite qui faisait de la question de l’émigration leur cheval de bataille.

Le dérapage d’Emmanuel Macron

Soixante ans plus tard, les plaies sont encore vives de part et d’autre. Outre les enjeux de reconnaissance de la vérité et de réconciliation des mémoires, les relations bilatérales se sont  envenimées, en octobre 2021, lorsque Emmanuel Macron a dérapé en mettant en cause l’existence de la « nation algérienne avant la colonisation française » et en accusant notamment la « classe dirigeante » en Algérie d’entretenir une « rente mémorielle ».

« On ne touche pas à l’histoire d’un peuple, on n’humilie pas les Algériens », avait sèchement rétorqué le président Abdelmadjid Tebboune dans un long entretien accordé à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. Pour le chef de l’Etat algérien, Macron « l’a dit pour des raisons électoralistes », en reprenant  le même discours tendancieux véhiculé par le polémiste Eric Zemmour.

Alger avait rappelé son ambassadeur en France à la suite des propos irréfléchis d’Emmanuel Macron, avant d’interdire son espace aérien aux avions militaires de l’Hexagone qui empruntaient son territoire pour rejoindre la bande sahélo-saharienne.

Les relations diplomatiques accusaient un coup de froid. Mais, elles se sont progressivement réchauffées ces derniers mois et les deux présidents ont exprimé leur volonté de les « approfondir ».

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