Le blogueur algérien Amir DZ, de son vrai nom Amir Boukhors, ne sera pas extradé vers l’Algérie. La justice française a en effet rejeté la demande d’Alger, a rapporté mercredi 21 septembre la presse française citant l’agence officielle, AFP.

Amir DZ est peut-être l’un des hommes les plus recherchés par l’Algérie depuis quelques années. Le blogueur algérien, qui s’est installé en France depuis 2016, fait objet de pas moins de neufs mandants d’arrêt internationaux délivrés contre lui par les autorités judicaires algériennes.

Il est accusé notamment d’escroquerie. Il est également poursuivi pour « adhésion à un groupe terroriste ciblant la sécurité de l’Etat et l’unité nationale », de « financement d’un groupe terroriste ciblant la sécurité de l’Etat » et de « blanchiment d’argent dans le cadre d’une bande criminelle ».

Alger ne cesse de le réclamer à Paris. En vain. La justice française refuse toujours de l’extrader. Cette décision a été entérinée encore une fois par la cour d’appel de Paris qui craint, indiquent des sources médiatiques françaises citant l’AFP, que le mis en cause ne bénéficie pas « des droits attachés aux nécessités de sa défense et au respect de sa personne » en Algérie.

Une décision qui risque de fâcher Alger

La décision des autorités judicaires françaises a été notamment motivée par « les dernières publications relatives au traitement judiciaire des dossiers relatifs à des opposants politiques », indique-t-on.

Cette décision va certainement fâcher Alger et risquerait d’avoir des répercussions négatives sur les relations entre la France et l’Algérie. Il faut dire qu’il s’agit là de graves accusations que le pouvoir judicaire algérien n’admettra certainement pas.

Le jugement a été par contre applaudi par la défense du blogueur. « Cette décision est une preuve encourageante de l’indépendance de la justice française face à l’acharnement judiciaire des autorités algériennes et du peu de considération de celles-ci pour la liberté d’expression et le procès équitable », a souligné l’avocat de l’accusé.