Alors que les relations diplomatiques entre les deux pays ne sont plus au beau fixe, le roi du Maroc Mohammed VI réitère « une fois de plus » sa main tendue à l’Algérie. Le monarque tente de jouer l’apaisement en s’engageant même à trouver une issue à la situation actuelle.

Lors du discours traditionnel marquant l’anniversaire de son accession au trône prononcé samedi 30 juillet, Mohammed VI s’est une nouvelle fois, exprimé sur l’Algérie.  Le souverain marocain aspire « à œuvrer avec la présidence algérienne pour que le Maroc et l’Algérie puissent travailler, main dans la main, à l’établissement de relations normales entre deux peuples frères », a-t-il affirmé.

Abondant dans le même sens, Mohammed VI « souligne une fois de plus que les frontières qui séparent le peuple marocain et le peuple algérien frères ne seront jamais des barrières empêchant leur interaction et leur entente ».

Le roi s’engage à trouver une issue

Le roi est allé même jusqu’à s’engager à « trouver une issue à la situation actuelle et à favoriser le rapprochement et la compréhension entre les deux peuples ». Accusant par ailleurs, des « individus irresponsables qui s’évertuent à semer la zizanie entre les deux peuples frères ».

Mohammed VI affirme que « les allégations selon lesquelles les Marocains insulteraient l’Algérie et les Algériens », «sont totalement insensées et sincèrement consternantes », a-t-il insisté.

Ce nouvel appel à la réconciliation fera certainement réagir en Algérie.  Cette dernière ne manquera pas de fustiger la coopération grandissante, en particulier militaire, du Maroc avec l’entité sioniste. Le principal contentieux entre les deux poids lourds du Maghreb porte sur le territoire occupé du Sahara occidental.

Du côté algérien les choses sont claires. Pour un retour à la normale des relations bilatérales, l’Algérie exige la suspension de tous les partenariats militaires et de sécurité entre le Maroc et Israël et la résolution du problème sahraoui par l’organisation d’un referendum d’autodétermination sous l’égide de l’ONU.