L’Algérie a répondu au Maroc concernant le dossier Sahara occidental. En réaction aux déclarations du chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, la délégation algérienne participant aux travaux de la 77ème session de l’Assemblée générale des Nations-Unies à New-York, a dénoncé des « allégations fallacieuses et mensongères ».

Intervenant devant l’Assemblée générale de l’ONU, le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, a porté l’entière responsabilité à l’Algérie dans la persistance du problème relatif au dossier du Sahara Occidental.

« La participation de l’Algérie, avec sérieux et bonne foi, au processus des tables rondes, au même titre que sa responsabilité avérée dans la création et le maintien de ce différend artificiel, est une condition sine qua non pour parvenir à un règlement définitif à cette question », a déclaré en effet ce dernier.

Aziz Akhannouch  a également accusé l’Algérie d’être responsable de  « la situation humanitaire catastrophique et l’état de non-droit que vivent les populations des camps de Tindouf ».

Usant de son droit de réponse, la délégation algérienne a tenu à remettre les pendules à l’heure. Tout en évoquant une « tentative désespérée d’exploiter à chaque fois les tribunes pour répandre sa propagande et ses mensonges au sujet du conflit du Sahara Occidental », la délégation algérienne a souligné que « sur la nature juridique du conflit (au Sahara Occidental) cette question était, est et restera une question de décolonisation jusqu’à ce que le peuple du Sahara occidental exerce son droit inaliénable à l’autodétermination à travers un référendum libre et équitable ».

« Le Maroc, fidèle à son approche coloniale »

Elle a indiqué en outre, a rapporté l’agence officielle, APS, que « le mécanisme des tables rondes, inefficace et improductif, et comme à son habitude, le Maroc, fidèle à son approche coloniale, a exploité ce mécanisme pour tenter désespérément d’introduire la confusion à la nature du conflit, de contourner la légitimité internationale et transformer la nature de ce conflit d’une question de décolonisation en un conflit bilatéral ».

Concernant l’accueil par l’Algérie des réfugiés sahraouis dans les camps de Tindouf, à partir du 31 octobre 1975, les représentants algériens affirment que cela est « le résultat de l’occupation illégale du Sahara Occidental par le Maroc, après le départ de l’ancienne puissance coloniale ».

La délégation algérienne souligne dans un autre registre que les « fausses allégations et calomnies que le Maroc promeut sur les relations présumées des réfugiés sahraouis avec des groupes terroristes, ce n’est qu’un nouvel épisode d’une misérable série visant à déformer la lutte du peuple du Sahara Occidental, qui aspire à exercer son droit à l’autodétermination à l’instar de tous les peuples du monde ».

Lire aussi : Mohammed VI lance un appel aux Algériens