À l’approche de l’Aïd al-Adha 2022, les musulmans de France dont les Algérien se pressent pour acheter un mouton. Outre les soucis de la disponibilité et des formalités d’abattage, le montant à débourser préoccupe aussi les ménages qui voient les prix du bétail s’envoler.

Cette année est particulièrement marquée par l’inflation, où presque tous les secteurs sont touchés. En France, le prix du mouton a presque doublé en l’espace d’une année. Alors que l’année passé, les bêtes coûtaient entre 250 et 300 euros, cette année, elles sont cédées à 350, voire 450 euros, selon la race.

Les prix sont en deçà des attentes des musulmans de France qui subissent les retombées de la crise ukrainienne. En effet, les prix des moutons ont flambé suite à la forte envolée des cours des matières premières dus à la guerre russo-ukrainienne. Le coût des aliments pour bétail a presque doublé par rapport à l’année dernière. Ajouter à cela, l’effet de la crise alimentaire.

Les familles devront payer cher le prix

Malgré l’envolée du prix du mouton à quelques jours de l’Aïd el-Kébir, les musulmans de France devraient l’acheter coûte que coûte. Pour se procurer la bête à sacrifier, les préfectures françaises autorisent temporairement des bergeries et abattoirs à commercialiser et sacrifier les moutons.

Il y’a aussi les boucheries qui jouent le rôle d’intermédiaire entre le client et l’abattoir. Le recours à des sites de vente en ligne devient également une pratique courante.

D’autres préfèrent s’abstenir d’acheter le mouton

En France, selon les chiffres de l’Insee, une personne seule fait partie de la classe moyenne si son revenu est compris entre 1390 euros et 2568 euros (chiffres 2018). Les personnes dont la rente est inférieure à 1062 euros, sont considérées comme pauvres.

Ainsi, le prix de cet ovin est hors de la portée de ces ménages français qui se plaignent souvent de ne pas boucler leur fin du mois. Si on ajoute à cela la baisse du pouvoir d’achat, rares sont ceux qui peuvent l’acheter.

Face à cette situation, un nombre important de musulmans en France, dont la majorité occupe des emplois précaires, préfèrent s’abstenir et ne pas acheter de mouton pour l’Aid al-Adha.

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