Des Algériens détenus dans le centre de rétention administrative de Barcelone, ont entamé une grève de la faim pour alerter sur une opération d’expulsion massive qui se prépare. Ces Algériens en situation irrégulière en Espagne exigent tout simplement,  leur libération.

Selon le site espagnol Betevé, plusieurs détenus dont la quasi majorité, est d’origine algérienne, ont subi des tests PCR. Ils craignent qu’une expulsion massive ne soit en préparation.

« Cela n’a aucun sens en termes de santé au sein du centre, car les détenus se mélangent et se partagent les mêmes espaces. La seule logique est la menace possible d’expulsion car, ils devraient avoir un PCR en place « , explique David Karvala, membre de la plateforme Unité contre le fascisme et le racisme.

Face à cette situation étant donné que certains des détenus du CIE sont en attente de traitement de leur demande d’asile, un groupe de détenus a décidé d’entamer une grève de la faim pour exiger l’arrêt de cette procédure et leur libération.

Un ancien gendarme parmi les détenus

Parmi les ressortissants algériens retenus dans ce centre, l’ancien gendarme déserteur Mohammed Abdallah. L’ex militaire a été arrêté en Espagne, en exécution d’une demande d’extradition émise par l’Algérie.

Mohammed Abdallah avait rejoint l‘Espagne en 2018, où il a demandé l’asile. Sa demande a été rejetée suite à un mandat d’arrêt international émis par les autorités algériennes. Le décret de son extradition aurait été signé, vendredi, par le ministère de l’intérieur espagnol, selon certaines sources.

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