En fuite depuis quelques semaines en France, la chanteuse algérienne Cheba Kheira a été condamnée en appel, par la chambre criminelle près la cour d’Oran, à une peine d’une année de prison ferme, pour « escroquerie ». 

Cheba Kheira a fait objet d’une plainte déposée contre elle par une femme qui lui aurait emprunté de l’argent et que la chanteuse n’aurait pas remboursé. Après avoir « tenté de la ramener à la raison », la plaignante a décidé de recourir à la justice.

La chanteuse avait comparu, en décembre 2021, devant un tribunal de première instance qui l’avait condamné à une année prison ferme. Aussitôt le verdict rendu, Cheba Kheira a décidé de fuir à bord d’un bateau de fortune pour se rendre en Espagne, avant de rejoindre la France en compagnie de ses trois enfants.

L’artiste a alors soutenu qu’elle a quitté l’Algérie pour « fuir son ex-mari », qui n’est autre que l’ancien président du Mouloudia Club Oranais, Ahmed Belhadj dit « Baba ». Kheira, qui avait d’ailleurs saisi le président de la République pour lui demander d’intervenir et d’ouvrir une enquête, avait indiqué qu’elle faisait l’objet d’intimidations et de menaces de la part de son ex-mari.

Un mandat d’arrêt lancé contre elle ?

Des sources affirment cependant qu’elle s’est réfugiée en Europe afin de « fuir la justice algérienne ». Quoi qu’il en soit, avant de partir, l’inculpée a contesté le jugement rendu en son absence.

Après trois reports, la chambre criminelle près la cour d’Oran a décidé de statuer dans cette affaire. Elle a ainsi rejeté l’appel de la chanteuse et maintenu le premier verdict, a indiqué le journal arabophone Echorouk, qui a rapporté l’information samedi 16 juillet. La prévenue a été ainsi reconnue coupable des faits retenus contre elle. Un mandat d’arrêt international aurait été lancé contre elle.