Un ancien imam d’origine algérienne fait objet, depuis mercredi 21 septembre, d’une décision d’expulsion du territoire français. Il s’agit du même prédicateur qui a vu la célébration de son mariage refusée, il y a quelques jours à Hautmont, dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Les deux affaires sont liées en fait. Si le mariage a été refusé à cet ancien imam de la mosquée Hautmont, fermée depuis 2018, c’est à cause de ses activités « douteuses ». Il est en effet soupçonné d’entretenir des relations avec des personnes radicalisées. On lui reproche également sa « haine » envers les juifs.

La célébration de son union prévue avec une française a été refusée sur ordre du procureur de la République d’Avesnes-sur-Helpe. Un ordre que le maire local a exécuté.

Apologie du terrorisme

Mercredi 21 septembre, la commission d’expulsion du tribunal de Lille s’est prononcée en faveur de l’expulsion du prédicateur algérien. Celui-ci est en effet accusé d’apologie d’actes de terrorisme. Il est considéré par les autorités locales comme « une menace fondamentale pour les intérêts de l’Etat ».

Des accusations que l’imam, qui s’est reconverti en conseiller funéraire, a nié. Celui-ci a en effet plaidé non coupable et a affirmé qu’il est un « homme de paix » et qu’il n’avait qu’une « fonction administrative » au niveau du lieu de culte où il exerçait. « On lui reproche des faits qui ne sont établis par aucun élément probant, sauf des notes blanches avec des éléments erronés », a expliqué de son coté son avocat à la presse.

L’imam conteste la décision

Ce dernier a indiqué en outre que rien ne justifie son expulsion. Pour faire l’objet d’une telle décision il faudrait qu’il constitue « une menace grave et actuelle à l’ordre public, il ne l’est pas », a souligné le même avocat.

Le prédicateur algérien qui a contesté vivement cette décision et ne compte pas se laisser faire. Il a indiqué qu’il va entreprendre tous les recours possible pour « se faire justice ».