Depuis au moins quatre ans, les services de sécurité français ne cessent de dénoncer leur impuissance face aux mineurs étrangers qui s’adonnent à de différentes activités punies pourtant la loi en France. L’histoire de Fouad, un sans-papier algérien originaire de Constantine, en dit long sur cette situation.

Fouad est arrivé clandestinement en France. Pour subvenir à ses besoins, il revend des cigarettes. Une activité qui n’est pas autorisée dans l’Hexagone. Comme lui, des centaines de clandestins étrangers font de la vente à la sauvette leur métier. Ils jouent d’ailleurs au chat et à la souris avec les policiers qui les traquent sans relâche. Mais que peuvent bien ces derniers face à ce phénomène grandissant ?

Le cas de Fouad, vendeur de cigarettes

Fouad a été arrêté dernièrement par les éléments des forces de l’ordre. Il a été pris en flagrant délit de vente des cigarettes. Lors de son interrogatoire, il a affirmé qu’il savait que cette activité était interdite, mais qu’il n’avait pas le choix. « Il faut survivre », s’est-il défendu, avant d’avouer qu’il a obtenu sa marchandise de la part d’une femme, une algérienne venant du bled.

En somme, explique le mis en cause, la plupart de ces vendeurs se ravitaillent auprès de leurs compatriotes de retour de l’Algérie, qui amènent avec eux plein de cartouches de Marlboro et autres marques de ce tabac qui coûte moins cher au bled qu’en France.

« On les attend devant l’aéroport, à leurs sorties on leur achète les cigarettes », soutient Fouad. Une explication qui ne semble pas avoir convaincu les policiers. Pour eux, cette marchandise provient d’un « grossiste » que le jeune homme voulait protéger.  Fouad a fini par être placé en garde à vue.

Le lendemain, il a été relâché étant donné qu’il était mineur. La police ne peut pas le poursuivre pour vente des cigarettes parce qu’il est mineur, explique-t-on au média Pur People qui a assisté et a rapporté l’arrestation et l’interrogatoire du clandestin algérien.

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