Nouveaux rebondissements dans l’affaire du meurtre Meriem Boundaoui, adolescente algérienne tuée par balle en février 2021, à Montréal. Après l’arrestation de l’un des auteurs présumés du crime, les services de sécurité ont mis la main sur 5 autres suspects.  

Seize mois après l’assassinat de Meriem Boundaoui, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a annoncé l’arrestation de Salim Touaibi, 26 ans, un multirécidiviste connu par les services de sécurité. Il a été accusé de ce crime, lundi 27 juin, alors qu’il était déjà détenu dans un centre provincial, depuis le mois de mars, où il doit purger une peine pour violence et possession non autorisée d’une arme à feu.

Cinq autres personnes arrêtées

Deux jours après cette arrestation, le SPVM a pu également identifier et appréhender 5 autres personnes, pour leur implication présumée dans cet odieux crime ayant soulevé colère et indignation en Algérie et au Canada. L’une d’elles a comparu, jeudi 30 juin, au palais de justice de Montréal.

Répondant au nom de Aymane Bouadi, âgé de 27 ans, celui-ci se trouverait dans la même voiture avec le premier accusé, Salim Touaibi, au moment des faits. Poursuivi pour meurtre au premier degré, Aymane Bouadi sera présenté devant la Cour, le 22 juillet prochain. Il devra également répondre de quatre autres chefs de tentatives de meurtre.

L’arme du crime n’a pas été encore retrouvée et aucune information n’a filtrée concernant les quatre autres individus arrêtés.

Rappelons que Meriem Boundaoui, adolescente originaire de la daïra de Seddouk (Béjaïa), a été assassinée le 7 février 2021, à Montréal. Elle n’avait que 15 ans lorsqu’elle s’écroula atteinte d’une balle dans la tête.

Selon la théorie de la police, elle s’est retrouvée ce jour-là au mauvais endroit. La victime était en effet assise sur le siège passager d’une voiture, à l’angle des rues Valdombre et Jean-Talon, dans l’arrondissement de Saint-Léonard, lorsque deux individus cagoulés débarquent et ouvrent le feu avant de prendre la fuite.

Toujours selon les enquêteurs, la fusillade qui a coûté la vie à Meriem Boundaoui était le point culminant d’une dispute entre deux groupes rivaux.