Le retour du passe sanitaire au niveau des frontières se précise en France. Un projet de loi « veille et de sécurité sanitaire » portant sur sa probable application a été adopté, mercredi 6 juillet, par la commission des Lois, en attendant sa présentation devant l’Assemblée nationale lundi 11 juillet.

La France connait depuis quelques semaines un rebond inquiétant du coronavirus. Des centaines de nouvelles contaminations sont enregistrées quotidiennement. Les services hospitaliers sont soumis à de terribles pressions et craignent en effet un retour à la case départ.

Le gouvernement a d’ailleurs « conseillé » le port du masque au niveau de certains lieux publics. Mais, pour le moment, aucune restriction n’a été imposée officiellement comme c’était le cas en 2020 et 2021. Deux années durant lesquelles la France et la plupart des pays ont  été sérieusement malmené par le COVID-19 qui avait fait des milliers de victimes.

Pour faire face, les gouvernements de plusieurs pays, dont la France, avaient imposé alors des mesures sanitaires à l’intérieur de leur territoire et au niveau des frontières pour les étrangers désirant y entrer.

Un projet adopté en commissions des Lois

Cette restriction a été cependant levée au début de l’année en cours, suite à l’amélioration de la situation sanitaire. Il faut dire que les populations du monde entier avait cru, il y a quelques mois, que le coronavirus n’était plus qu’un mauvais souvenir.

Mais force est de constater que cette pandémie est en train de renaitre de ses cendres en France et dans d’autres pays. Résultat, les mesures sanitaires ne sont plus à exclure. En France, à titre d’exemple, on pense sérieusement à restaurer le passe sanitaire aux frontières. Le projet de loi qui permettrait la restauration de cette mesure a été voté mercredi 7 juillet en commission.

Il devrait être adopté par l’Assemblée nationale lundi 11 juillet. Cela dit, l’application de cette mesure ne devrait pas intervenir avant le 31 janvier 2023, sauf si des complications sont enregistrées entre temps. « Il a été convenu que nous puissions nous mettre d’accord sur une date qui serait au 31 janvier », pour la collecte de données sanitaires Covid, « et qu’il y ait une convocation du ministre de la Santé à mi-parcours », a indiqué la rapporteure LREM Caroline Abadie, en commission des Lois.