L’agression de trois policiers dans un quartier de Lyon continue de susciter la polémique en France. Le ministre de l’Intérieur, Gerald Darmanin semble trouver le prétexte idéal pour répondre sa guerre contre les étrangers. Cette fois, il propose d’ouvrir la possibilité pour l’expulsion de certains étrangers devenus Français en contractant un mariage.

Rien ne semble arrêter le ministre français d’origine algérienne. Après avoir proposé précédemment la levée des réserves législatives, contre l’expulsion des « étrangers » arrivés en France avant l’âge de 13 ans, Darmanin s’attaque désormais aux français par mariage.

Le gouvernement français souhaite rendre possible l’expulsion de « tout étranger » qui « a commis des actes graves ». L’exécutif s’efforce à lever notamment la condition de l’âge d’arrivée en France et de mariage.

Une loi en préparation

Gerald Darmanin ne veut pas perdre de temps. Il annonce, ce mardi, sur Twitter, sa volonté d’accélérer « les éloignements des étrangers en situation irrégulière ». Plus tard dans la journée, Darmanin annonce sur RTL une loi à la rentrée pour lever « toutes les réserves » législatives empêchant l’expulsion du territoire des étrangers délinquants, comme le fait d’avoir contracté un mariage ou d’être entré sur le territoire avant un certain âge.

Par ailleurs, le ministre de l’intérieur s’est félicité : « Au premier semestre 2022, on a augmenté de 25% (par rapport au premier semestre 2021) le nombre de personnes qui sont expulsées ». Les autorités françaises ont ainsi procédé à 9.685 sorties de territoire.

Des expulsions en hausse

Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, 2.751 étrangers délinquants en situation irrégulière ont été expulsés depuis octobre 2020, soit 25 % d’individus liés au trafic de stupéfiants et 35% auteurs de violences conjugales. 770 autres étrangers étaient connus pour des faits de radicalisation.

Il faut noter que ces nouvelles annonces interviennent dans le sillage de l’affaire des policiers agressés à Lyon. En effet, le ministre français de l’Intérieur s’est substitué à l’Etat de droit,  en accusant, à chaud, un innocent « de violences à l’encontre de policiers, place Gabriel Peri, le 20 juillet au soir ».

Malgré l’acquittement du jeune algérien, Gerald Darmanin s’entête et défie ses opposants, affirmant ne rien regretter de ses propos tenus après la polémique suscitée.