L’influenceuse Numidia Lezoul, sa famille, ses proches et ses nombreux fans retiennent leur souffle en attendant le verdict du procès « Future Gate ». Une affaire d’« arnaque aux visas d’études » pour laquelle l’instagrameuse est incarcérée depuis janvier dernier et dont le procès a été tenu jeudi 9 juin.

Après deux reports, le procès de l’affaire « Future Gate », dans laquelle sont impliqués des influenceurs dont Numidia Lezoul, s’est tenu jeudi dernier au niveau du tribunal de Dar El Beida à Alger. Les audiences se sont poursuivies toutes la journée. Comme il fallait bien s’y attende, les différents accusés ont nié les faits retenus contre eux et se sont mutuellement jetés la balle.

Le principal accusé dans cette affaire, Oussama Rezagui, patron de la société fictive Future Gate, qui était le premier à être appelé à la barre, a plaidé non coupable. Il a soutenu que son entreprise a fait l’objet d’un chantage orchestré par Numidia Lezoul, Ines Abdelli, Boudjemline Farouk, alias Rifka, et Mohamed Aberkane, connu sous le pseudonyme de Stanley

Retour sur un procès qui s’est fait attendre

Devant le juge, Numidia Lezoul a récusé toutes les accusations portées contre elle. Elle a expliqué qu’au début, on lui a fait croire qu’elle allait aider des étudiants à aller poursuivre leurs études à l’étranger

« J’ai passé 5 mois en prison pour un crime que je n’ai pas commis. Comment puis-je blanchir de l’argent et être accusée de fraude avec quelqu’un que je ne connais pas ! », s’est-t-elle exclamée. Numidia Lezoul a affirmé qu’elle était « victime des médias », assurant qu’elle n’a rien à voir dans cette affaire.

« J’ai cherché des informations sur la société et j’ai trouvé que des chaînes de télévision lui faisaient de la publicité.  Cela m’a rassuré », a-t-elle soutenu. Avant d’ajouter que le contrat qui la liait avec l’agence a été résilié en septembre avant le début de la polémique « Future Gate ».

Ce que risque Numidia Lezoul et les autres influenceurs

A la fin des audiences, le procureur de la République près le tribunal de Dar El Beïda a annoncé son réquisitoire. Il a requis des peines allant d’un (1) à huit (8) ans de prison ferme contre Numdia Lezoul, Ines Abdelli, Boudjemline Farouk et Mohamed Aberkane.

Le procureur de la République a requis huit (08) ans de prison ferme contre le propriétaire de la société « Future Gate » Oussama Rezagui. Les employés de la société fictive risquent une durée d’emprisonnement de trois (03) ans.

Verdict le 16 juin

Tout porte à croire que Numidia Lezoul sera libéré prochainement. On doit en effet s’attendre à ce que la peine requise contre elle soit revue à la baisse au verdict. Et quand on sait qu’elle a déjà passé près de six mois derrière les barreaux, dans le cadre de sa mise en détention provisoire, elle peut espérer quitter la prison même si elle écope d’une peine d’emprisonnement qui sera en tout cas inférieure à une année. Il y a lieu de signaler que le verdict sera rendu le 16 juin prochain.