Le car-ferry « Tariq Ibn Ziyad » de la compagnie maritime de transport de voyageurs, Algérie Ferries, a effectué la semaine dernière son grand retour sur la scène. Un retour qui n’a cependant pas été réussi. C’est le moins que l’on puisse dire de son premier voyage qui risque de rester dans les annales.

Le navire Tariq Ibn Ziyad était à l’arrêt depuis plusieurs mois à cause de défaillances techniques et de l’expiration des certificats internationaux relatifs aux normes de sécurité. Après avoir subi des travaux de réparation, il a repris le service la semaine dernière.

Doté d’une capacité de 1 276 passagers, d’un garage pouvant contenir 500 véhicules, d’un équipage de 120 membres qui s’occupent de la salle des machines et des services aux voyageurs, le légendaire bateau était très attendu. Il était appelé à renforcer les capacités d’Algérie Ferries soumise à une forte pression.

Passager décédé et énorme retard

Le ferry algérien a effectué sa toute première traversée la semaine écoulée. Cependant cette liaison a été une déception. Celle-ci a été marquée en effet par plusieurs incidents. Prévue mercredi 29 juin au départ de Marseille à destination d’Alger, la traversée qu’il devait effectuer a été reportée pour le lendemain jeudi.

Cette liaison a accusé un grand retard suite au décès d’un passager dans le navire. « Le décès a eu lieu juste après l’embarquement hier (jeudi 30 juin) à 20h00. Le bateau n’est parti qu’aujourd’hui (vendredi) vers 08h30 », a expliqué le député de l’émigration, Abdelouahab Yagoubi.

Pagaille à bord et à l’arrivée

Cette traversée qui aurait dû permettre au ferry Tariq Ibn Ziyad de signer sa rentrée, a connu d’autres déconvenues à bord. Une pagaille indescriptible a été en effet enregistrée, après que les voyageurs aient été confrontés aux mauvaises conditions de voyages . N’ayant pas apprécié les insuffisances, des passagers se sont emportés et ont demandé, avec la manière forte, des explications aux membres de l’équipage.

Les désagréments des passagers se sont encore poursuivis à leur arrivée au port d’Alger. Pour quitter le navire, les automobilistes ont été en effet appelés à faire marche arrière, étant donné que la porte du garage de s’ouvrait pas. « Scandaleux », se sont écriés certains d’entre eux. Scandaleuse, en fait, a été la rentrée de Tariq Ibn Ziyad.