Une information selon laquelle les agences de voyage algériennes ont reçu l’ordre de suspendre les réservations vers l’Espagne, a été largement relayée sur les réseaux sociaux. L’Union nationale des Agences de Tourisme et de Voyages (UNATV) a réagi dans un communiqué rendu public lundi 20 juin.

L’UNAV a démenti l’information selon laquelle le ministère du Tourisme et de l’Artisanat a sommé les directeurs d’agences de voyage d’annuler toutes les réservations vers l’Espagne. L’Union nationale des Agences de Tourisme et de Voyages (UNATV) ajoute que les agences doivent continuer à exercer leurs activités de manière normale et respecter tous leurs engagements vis-à-vis de leur clientèle.

Ainsi, les vols entre l’Algérie et l’Espagne sont maintenus. Depuis l’annonce de la suspension du Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération, intervenue le 8 juin dernier, et la suspension des transactions commerciales entre les deux pays, beaucoup de rumeurs circulent sur la fermeture des liaisons aériennes et maritimes entre les deux pays.

Un grave préjudice en perspective

Si l’Algérie venait à franchir ce cap, le coup serait dur à encaisser par le royaume. En effet, les villes espagnoles reçoivent beaucoup d’Algériens qui arrivent pour passer leurs vacances ou pour des soins. Il y a aussi le cas des Algériens qui y vont pour des raisons commerciales et ceux qui possèdent des biens immobiliers dans le pays. Ces derniers ne sont guère rassurés par la tournure qu’à pris les événements.

Les voyageurs algériens seront ainsi obligés de passer par d’autres pays de l’espace Schengen. Dans cette situation, le secteur du tourisme espagnol pourrait souffrir de conséquences insurmontables, lui qui ne s’est pas encore relevé de l’impact de la pandémie de coronavirus. En effet, la fermeture des frontières, les mises à l’arrêt d’aéroports et l’arrêt brutal des vols ont beaucoup pesé sur les activités de ce secteur.

Ainsi, les espagnoles craignent que l’Algérie suspend carrément ses liaisons aériennes et maritimes de et vers l’Espagne. Les choix politiques du Président du gouvernement d’Espagne, Pedro Sanchez, seront-ils remis en question ?