Le projet de création des compagnies aériennes low-cost se fait toujours attendre en Algérie. Annoncé à plusieurs reprises celui-ci ne voit toujours pas le jour. Pourtant ces entreprises auront été d’un grand apport pour réguler le marché de transport aérien en Algérie. Elles auraient ainsi contribué à faire baisser les prix des billets qui connaissent une hausse vertigineuse chez Air Algérie et les autres compagnies étrangères. 

Ce projet est revenu au devant de la scène cette semaine à cause justement de la flambée des billets chez Air Algérie et les autres compagnies desservant le pays. Ce sont les députés de l’émigration qui sont montés au créneau encore une fois, pour réclamer l’ouverture effective du ciel algérien pour les privés.

« Il faut une ouverture du ciel aérien. La concurrence doit y être. Les compagnies étrangères, on prend l’exemple des compagnies françaises, il y a le pavillon national mais il y a aussi des low-cost. Aujourd’hui, on ne peut pas travailler sans low-cost. », a indiqué en effet, le député Mohamed Hani lors d’une conférence de presse animée jeudi 26 mai au niveau du siège de l’assemblée nationale populaire (APN).

« On ne peut pas travailler sans low cost »

Ce dernier a réitéré son appel lors d’une intervention à la chaine de télévision internationale AL24News.  « Plus on aura d’offre, y compris dont le nombre de vols des compagnies étrangères mais surtout des compagnies low-cost qui vont créer cette concurrence positive, la communauté algérienne va en bénéficier. », a souligné Mohamed Hani qui est également le président de la commission des Affaires étrangères de l’APN. Pour ce dernier, la création des compagnies privées est devenu urgent.

Cet appel sera t-il pris en considération pour lancer enfin ces compagnies à bas prix ? Il y a lieu de signaler que le ministre des Transport a annoncé le 28 février 2022 que les services de son département ont donné des accords de principe à 15 opérateurs pour se lancer dans le domaine du transport aériens.

Compagnies low cost: les raisons du blocage en Algérie?

Pourquoi ce projet n’avance pas ? se demanderaient certainement, certains citoyens. Selon un des opérateurs qui veut se lancer dans le domaine, le dossier est bloqué pour la simple raison que les autorités demandent à ces investisseurs d’acquérir des avions propres à eux, alors que ces derniers veulent seulement affréter des appareils dans le cadre de leur activité.

 » Y a t-il un algérien qui pourra acheter un avion en ces temps qui coule ?  » se demande ce dernier qui s’est confié à Algérie Expat et qui a tenu à garder l’anonymat.  » Même si, ajoute t-il, il y aura quelqu’un qui a les moyens pour le faire, trouvera t-il un constructeur qui pourra lui vendre un avion sur le champs ». Notre interlocuteur affirme que l’investisseur doit attendre des années pour récupérer cet appareil.