Le montant de l’allocation touristique allouée pour les touristes voulant passer leurs vacances à l’étranger reste toujours dérisoire en Algérie. Elle n’a pas évolué d’un iota par rapport à l’année passée. En cause, la dépréciation galopante du dinar par rapport à l’euro. 

Institué par une instruction de la Banque d’Algérie en 1997 relative au droit de change pour voyage à l’étranger, le montant annuel de l’allocation touristique, appelé dans cette instruction « droit de change pour dépenses liées à des voyages à l’étranger », est fixé à 15.000 DA pour chaque année.

Ce montant est de moitié (7.500 DA) pour les enfants âgés de moins de 15 ans. Le montant de 15.000 DA n’est pas cumulable d’une année à l’autre. Les opérateurs habilités à effectuer les opérations de change pour cette allocation sont, selon le même texte, tout guichet de banque ou établissement financier et intermédiaire agréé.

L’année dernière, l’allocation touristique a été fixée à 85 euros. C’est en fait le taux de change officiel à la banque d’Algérie qui détermine le montant de cette allocation. Quand on sait qu’un euro vaut actuellement 165 dinars en banque, on peut aisément conclure que le touriste algérien n’aura droit qu’à une petite somme en échange des 15 000 dinars auprès des banques.

« Faut-il supprimer l’allocation touristique ? »

En effet, selon les estimations de certains experts, le montant dont bénéficiera un touriste algérien en partance à l’étranger ne dépasserait pas les 85 euros cette année aussi. Ainsi, il faudra s’attendre à ce que ces Algériens se rabattent sur le marché parallèle pour changer des sommes supplémentaires en prévision de leur séjour à l’étranger.

Les 85 euros ne les mènera en somme nulle part. D’ailleurs, il sont nombreux sont ceux qui pensent qu’il est préférable de supprimer définitivement cette subvention, à défaut de l’augmenter. Car elle porte atteinte la réputation du pays.

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