Les démarches administratives pour les demandes de visa pour la France seront prochainement simplifiées pour les Algériens. C’est ce qu’a annoncé mercredi 3 août le Consul général de France en Algérie Marc Sédille qui a affirmé qu’il sera procédé à la dématérialisation des procédures. 

« Nous allons vers la dématérialisation et la numérisation des procédures. Ce n’est pas être devin que d’imaginer, par exemple, la disparition de la vignette du visa. Nous allons vers quelque chose qui va simplifier la démarche. » a déclaré en effet le Consult dans un entretien accordé au journal en ligne TSA.

« Aujourd’hui, a t-il ajouté,  les intermédiaires sont un problème. Il faut dire que, parfois, ces intermédiaires font des choses contestables. La fraude apparaît souvent lorsque l’intermédiaire intervient. Ces gens ne rendent pas service à ceux qui les sollicitent. »

Vers la dématérialisation de la procédure

Le diplomate français dont la mission tire pratiquement à sa fin en Algérie, veut en fait bannir à plus jamais le phénomène lié aux intermédiaires dans la procédure de dépôt d’une demande de visa.

« J’invite les demandeurs de visa à ne pas faire appel aux intermédiaires, parce que ce n’est pas l’intermédiaire qui va être mis en cause lorsqu’on va détecter le faux. C’est le demandeur qui va subir les conséquences. », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, le consul qui est revenu sur plusieurs sujets dans cet entretien a indiqué que la France a réduit considérablement le nombre de visas accordés aux Algériens et ce depuis quelques années déjà.

« Pas d’immigration choisie »

« En 2019, 272.000 visas ont été délivrés, 340.000 en 2018 et autour de 400.000 en 2017. Cela montre effectivement que les mesures de rigueur en matière de délivrance des visas remontent à plusieurs années, c’est une réalité. » a t-il déclaré. « Maintenant, a t-il tenu à souligner, sur l’interprétation des chiffres entre 2020 et 2022, j’incite à la prudence parce que, encore une fois, il y a la crise sanitaire et la fermeture des frontières ».

Le diplomate français qui a affirmé que son pays « ne pratique pas d’immigration choisie », soutient que la France accorde une grande importance pour les étudiants. « Les étudiants algériens sont un sujet important pour nous. Même pendant la crise sanitaire, on a continué à délivrer des visas pour les étudiants. », souligne-t-il.

« Les étudiants algériens sont un sujet important »

En précisant que « en 2019, les trois consulats ont délivré 5300 visas d’études. En 2020, malgré la crise sanitaire et la fermeture des frontières, 6000 visas d’études ont été délivrés, puis 7500 en 2021. Cette année, au 30 juin, on a délivré 2000 visas d’études, sachant que juillet et août sont les mois les plus importants dans ce registre ».

Evoquant le sujet de la réadmission, Marc Sédille a affirmé que cela ne relève pas des prérogatives d’un consul mais cela concerne le ministère de l’Intérieur. Il a souligné cependant que « les mesures de réadmission concernent les Algériens qui sont en situation irrégulière en France. Alors, effectivement, certains ont eu un visas, mais pas tous. D’autres sont des Haraga. On n’a pas de chiffres là-dessus, le propre d’un clandestin, c’est évidemment qu’il ne se fait pas connaître. En tout cas, ce sont ceux qui sont entrés illégalement qui posent problème, puisqu’ils n’ont pas de passeport et c’est donc pour eux que les consulats algériens doivent délivrer un laissez-passer consulaire afin de les reconduire »