Après l’annonce des autorités algériennes de l’ouverture de l’espace aérien à l’investissement privé, des investisseurs de la diaspora s’y intéressent. C’est le cas du Franco-algérien Djamel Boukhiba, qui ambitionne de lancer sa propre compagnie low-cost.

Originaire de Béjaia et résidant en France, Djamel Boukhiba est un jeune qui a réussi en Europe, mais qui veut compléter son succès par sa participation au développement de son pays d’origine. En France, il est dans la sécurité et la téléphonie. Et récemment, il a investi dans la communication, le numérique et le tourisme.

Mais, d’après lui, le projet qui lui tient le plus à cœur est la pénétration du marché du transport aérien. Ambitieux et ayant le sens des affaires, le jeune investisseur n’a pas tardé à se renseigner sur les opportunités que présente ce nouveau créneau en Algérie.

« Ma compagnie s’appellera WIN+ »

« Quand j’ai vu le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, parler de l’ouverture du secteur du transport aérien à l’investissement privé, je suis venu tout de suite pour voir comment faire, me renseigner et m’informer sur les modalités ici en Algérie », a-t-il déclaré au quotidien algérien l’Expression.

Il souligne que sa propre compagnie est en phase de création et sera basée à l’aéroport de Béjaia. A travers cette compagnie aérienne low cost qu’il veut lancer, Djamel veut « servir son pays et ses compatriotes ».

« Ma compagnie s’appellera «WIN+», pour rapprocher les Algériens de l’étranger de leur patrie en facilitant et réduisant les tarifs exorbitants et jamais justifiés du transport de et vers l’Algérie », a-t-il confié à la même source.

« Pour peu qu’on me facilite la tâche »

Le jeune entrepreneur ne compte pas s’arrêter là. « Pour peu qu’on me facilite la tâche », lance-t-il. En effet, il veut aussi investir dans l’agroalimentaire, l’agriculture et le sport… « Je suis ambitieux, j’ai le droit et le devoir de rêver dans mon pays, l’Algérie », fait-il savoir.

Par ailleurs, après l’acquisition de l’hôtel et du théâtre du village touristique Capritour, à Tichy, il travaille actuellement avec les autorités locales pour, dit-il, « changer l’image de cette infrastructure et lui redonner un second souffle ».

Côté sport, football, l’enfant de Bougie veut reprendre l’un des clubs de la capitale des Hamadites, MOB ou JSMB. Sa motivation première est d’en faire un club professionnel de haut niveau.

« Je suis révolté de voir ma ville Béjaïa sans club dans le championnat algérien de première division ! », s’indigne-t-il. « Je vais faire une proposition aux autorités et aux supporteurs », conclue-t-il.