samedi, octobre 16, 2021

Canada : 3ème étudiant algérien mort en 2021

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Massina Andjouh, âgé de 26 ans, a été retrouvé mort, jeudi 7 octobre, dans sa chambre. Ce jeune étudiant algérien, établi à Ottawa (Canada), est originaire de la commune de Derguina, située à l’est de la ville de Béjaïa, en Kabylie.

L’annonce de son décès a provoqué une onde de choc dans la vallée de la Soummam. Massina Andjouh a quitté son pays, en 2020, afin de poursuivre ses études au Collège Supérieur de Montréal, avant de s’installer récemment à Ottawa.

La Sûreté d’Ottawa est intervenue, jeudi soir, pour constater le décès. Son corps a été par la suite transféré à la morgue de l’Hôpital d’Ottawa pour les besoins de l’autopsie. La dépouille du jeune étudiant sera exposée, mardi 12 octobre, à partir de 16h à la Mosquée Al-Ansar, sise au boulevard des Laurentides, à Laval, a-t-on appris.

Les proches du jeune homme ont entrepris les démarches nécessaires à la constitution du dossier à fournir au consulat, pour l’obtention de l’autorisation de transfert du corps. La date de son rapatriement et inhumation en Algérie, sera confirmée dès que les formalités administratives et consulaires seront achevées.

Ce décès s’ajoute aux deux étudiants algériens également morts au cours de cette année au Canada

Islem Guedrez

Le corps sans vie du jeune Islem Guedrez a été découvert, le 30 mai dernier, dans un boisé de Rawdon, par la sûreté du Québec. Cet étudiant en administration, originaire de Jijel, dans le nord-est de l’Algérie, travaillait comme livreur avec son véhicule afin de subvenir à ses besoins. Sa famille, bouleversée par ce drame, écarte l’hypothèse du suicide soutenue par les autorités québécoise.

Pour sa tante,  Aziza Guedrez, son neveu ne serait jamais parti à 60 km de chez lui dans une ville qu’il ne connaissait pas. « L’enquêteuse a essayé de me faire croire que certaines personnes sont suicidaires sans le laisser paraître », a-t-elle déclaré au média « La Converse ». Pour ses proches et ses amis, la mort d’Islem reste « inexplicable ».

Meriem Boundaoui

L’adolescente Meriem Boundaoui, originaire de la  daïra de Seddouk, 50 kilomètres au sud de Béjaïa, est quant a elle morte de deux balles tirées dans sa direction par deux individus cagoulés. La fusillade a eu lieu, le 7 février 2021, à l’arrondissement de Saint-Léonard, dans la ville de Montréal, où elle vivait avec sa sœur depuis septembre 2019. Le sort tragique de Meriem Boundaoui a suscité un choc et une indignation en Algérie et au Canada.

Sept jours après sa disparition, une centaine de personnes se sont réunies pour observer une minute de silence et dénoncer la recrudescence des fusillades au nord de Montréal. « Une balle perdue ne reconnaît ni la couleur ni l’âge. On ne veut pas que ça devienne banal qu’une ado perde la vie », a insisté dit l’un des organisateurs du rassemblement, cité par le quotidien québécois « La Presse ».

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