Le marché automobile traverse une grave pénurie en Algérie. Le gel de l’importation et la suspension de l’activité de montage, ont causé un important déficit dans le parc automobile national. La voiture devient un produit de luxe que beaucoup ne peuvent se permettre.

Le groupement de concessionnaires automobiles met sur la table un ensemble de propositions pour résoudre la crise automobile que traverse l’Algérie depuis au moins, trois ans. C’est un plan d’action qui se décline en trois étapes essentielles.

Pour le collectif des concessionnaires, il faut passer étape par étape de l’importation, au montage, à la construction. Cette dernière phase devrait commencer par la fabrication des pièces détachées et des accessoires automobiles.

Retour à l’importation au dollar douanier

Les concessionnaires suggèrent également l’autorisation des véhicules neufs par le biais du dollar douanier, qui est le prix en dollars déterminé par la Banque d’Algérie sur une base mensuelle. Le dollar douanier est utilisé pour déterminer la valeur des marchandises qui sont importées de l’étranger et la valeur des droits de douane qui leur sont imposés.

L’autre proposition phare du groupement, est le retour à l’importation des voitures de moins de 3 ans par des professionnels via le dollar douanier avec garantie d’un an au minimum. Il importe de préciser que le « dollar douanier » désigne le taux de change dollar-dinar algérien qui doit être pris en compte pour calculer les droits de douane dans le contexte actuel de dépréciation de la monnaie nationale.

Réguler le marché des pièces de rechanges

Par ailleurs, l’organisation note que le gel de l’importation des véhicules neufs ne signifie pas nécessairement l’interdiction de l’importation de pièces de rechange d’origine. Car les voitures du parc national ont besoin d’un entretien constant, souligne-t-on.

Les concessionnaires alertent sur la commercialisation des pièces de rechange contrefaites ainsi que l’usure du parc automobile, et la rareté des véhicules neufs sur le marché algérien. Ils appellent à cet effet, à ouvrir l’importation de pièces de rechange d’origine des sociétés mères, pour parer à la contrefaçon et à la fraude.

Les agents estiment que l’importation de pièces de rechanges d’origine ne devait pas être anarchique. Mais plutôt encadrée et régis par des contrats officiels avec les constructeurs automobiles. Ils promettent à ce titre, de réguler le marché en offrant des services solides de garantie et d’après-vente.

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