Le dinar algérien  poursuit sa dépréciation face à l’euro et au dollar américain, sur le marché interbancaire de changes. Pareille pour le marché parallèle des devises où la monnaie nationale s’échange à 213 unités pour 1 euro et à 179 pour le dollar américain.

Certains experts en économie estiment que si la monnaie algérienne veut retrouver un certain réconfort, les devises devraient provenir essentiellement des ressources propres à l’Algérie et des secteurs économiques comme le tourisme, les exportations et les investissements.

Selon le professeur en droit des affaires, Ali Mebroukine « pour avoir un dinar fort, il faut que le pays crée de la richesse, exporte, s’il n’exporte pas, le dinar ne se redresse pas, notamment, si le secteur privé algérien n’est pas encouragé à créer de la richesse ».

Cette dépréciation de la monnaie nationale impacte de plus en plus négativement le pouvoir d’achat du citoyen. Notamment avec la hausse vertigineuse des prix des produits de large consommation en raison de l’inflation économique.

Arrêter la politique de dévaluation du dinar algérien

Le professeur Mebroukine explique que « pour la valeur du dinar, nous avons opté pour un système de change flottant, administré. C’est la Banque d’Algérie qui adapte le taux de change par rapport aux autres monnaies, notamment celles des pays qui sont nos fournisseurs ou nos clients ». Il rappelle que le Fonds monétaire international (FMI) considère que le taux de change effectif et réel du dinar est « sur-évalué

Le professeur avait récemment appelé le gouvernement algérien, à l’arrêt de la politique de dévaluation de la monnaie nationale.  « Il faut arrêter la dépréciation du dinar, y’a pas une raison objective pour procéder à une nouvelle dépréciation », avait-t-il déclaré, en mi-juin ; sur les ondes de la radio chaîne 3. Il explique que l’Algérie a « les moyens de relancer la machine économique et d’avoir de la consommation ».

Pour rappel, l’actuel premier ministre Aymen Benabderrahmane, avait promis durant son passage à la tête du ministère des finances en mars dernier,   que  « la monnaie nationale devrait enregistrer un regain avant la fin de l’année en cours ». Il avait affirmé que le secteur s’atèle actuellement à « une réévaluation de la monnaie nationale selon les capacités de l’économie nationale ».

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