Pourquoi y’a t-il encore des contrôles de changes en Algérie ? La question a été évoquée, samedi, à Alger, par l’ancien directeur des changes à la Banque d’Algérie, Mohand Brahiti, lors d’une conférence qu’il a animé sous le thème : « Comment alléger les contraintes du contrôle des changes sur les entreprises algériennes à l’importation comme à l’exportation ».

L’ancien directeur des changes à la Banque d’Algérie, Mohand Brahiti, a animé samedi dernier une conférence au tour thème des contraintes du contrôle des changes sur les entreprises algériennes à l’importation comme à l’exportation. Il a ainsi évoqué plusieurs sujets en lien à cette thématique. Devant un parterre constitué d’experts, il a notamment expliqué les raisons d’existence du contrôle de change en Algérie.

Selon le conférencier cela est due « à la survivance de certaines croyances limitantes, qui nous viendraient de loin » et à « une crainte infondée ». Expliquant qu’un contrôle des changes dans un pays est « liée à la non convertibilité » de la monnaie nationale. Pour Mohand Brahiti, ce contrôle n’a pas sa raison d’être en Algérie. Affirmant que cette pratique ne doit subsister « sauf en temps de guerre ou de fuites de capitaux vers l’extérieur ».

« En tant de paix, suivant d’éminents économistes, ce n’est pas moi qui le dit, le contrôle des changes aide principalement à maintenir en léthargie la population du pays et permet de garder plus longtemps à une classe, à un groupe ou à une faction de la population, le pouvoir sur tout le pays. Le résultat final serait le maintien dans le sous-développement du pays », a t-il soutenu.

« Le contrôle des changes est un frein pour le développement »

Soulignant que « le contrôle des changes dans sa version contraignante ne subsiste plus que dans quatre pays : l’Algérie, la Corée du Nord, l’Angola et Cuba ». « Si le contrôle des changes avait quelque chose de bon pour une économie en paix, pourquoi les pays américains, européens, asiatiques, les pays de l’ex-Europe de l’est et la Chine ne l’ont pas adopté ou l’ont abandonnée ? », s’est-il en outre interrogé.

Très critique envers cette mesure, l’ancien directeur des changes à la Banque d’Algérie a indiqué pour conclure son intervention que « la construction de l’Algérie de demain passe inéluctablement par la mise en marche des moteurs et par la suppression des obstacles de toutes sortes, dont le contrôle des changes, qui n’est qu’un des principaux freins ».

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